Auteur : Claude Delmas

(1920-1993) Professeur à l'Université internationale de Sciences comparées. Lauréat du Prix Atlantique du journalisme lorsqu'il était membre de la Division politique du Secrétariat international de l'Otan. Il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés aux relations Est-Ouest et aux problèmes internationaux en relation avec le fait idéologique, révolutionnaire et le fait nucléaire.

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N° 435 Août/Sept 1983

Il y a vingt ans : le « télétype rouge » et le Traité de Moscou - Claude Delmas

L'auteur nous donne ici une des analyses dont il a l'habitude, en revenant sur la politique internationale telle qu'elle se présentait il y a vingt ans. Beaucoup des éléments de la situation actuelle en dérivent directement.

N° 435 Août/Sept 1983

Charles Zorgbibe : Les alliances dans le système mondial ; Puf, 1983 ; 260 pages - Claude Delmas

La « pactomanie » est parfois présentée comme l’une des caractéristiques de notre temps, qui ne concevrait les relations internationales qu’en fonction des alliances. Il est vrai que l’accession à l’indépendance de tous les pays a multiplié le nombre des alliances, mais en tant que tel le phénomène est aussi ancien que la cohabitation des groupes humains. Charles Zorgbibe rappelle qu’en 1278 avant notre ère, le pharaon Ramsès II déclara « paix et fraternité » au roi des Hittites Hattousilis III par un traité gravé en hiéroglyphes dans le temple d’Amon à Kamak, dans lequel se trouve l’essentiel des stipulations des traités modernes. Certains concepts essentiels n’ont guère changé depuis Thucydide et Polybe (hommes politiques et historiens athéniens), et ni les traités internationaux, ni les conventions d’arbitrage, ni les pactes de non-agression ne marquent de grandes nouveautés par rapport à ce que l’on pensait à l’époque de la guerre du Péloponnèse. Les alliances apparaissent ainsi comme une constante historique. L’intérêt du livre de Charles Zorgbibe est de les étudier en tant que facteurs du jeu international, donc d’aller au-delà de leur histoire même. Lire la suite

N° 428 Janvier 1983

Il y a vingt ans : les deux « non » du général de Gaulle - Claude Delmas

L'auteur rappelle ici une histoire qui pèse encore lourd sur notre Europe – les conférences de Rambouillet et de Nassau où de Gaulle refuse que les armes nucléaires françaises soient sous commandement américain et la conférence de presse du 14 janvier 1963 où il refuse l'entrée de la Grande-Bretagne dans l'Europe –, mais il rappelle aussi ce que l’on a trop oublié : il y a toujours un déséquilibre des forces conventionnelles en Europe. Ce phénomène n'est pas nouveau, même s'il a peut-être maintenant plus d'ampleur qu'il y a vingt ans.

N° 425 Octobre 1982

Il y a vingt ans : la crise de Cuba - Claude Delmas

La crise de Cuba n’est pas seulement intéressante pour des raisons historiques, bien que 20 ans se soient déjà écoulés, et 20 ans c’est beaucoup dans notre monde où toutes les évolutions ont tendance à s’accélérer. Cette crise reste cependant exemplaire parce que c’est la première crise majeure, et jusqu’ici la seule, entre puissances nucléaires. Mais, comme le pense le général Gallois, le vaincu a-t-il été Kennedy plutôt que Khrouchtchev ? La lecture de cet article permettra de se faire une idée sur ce sujet qui n’est pas sans conséquences sur ce que nous vivons actuellement, en Amérique latine et dans le Tiers-Monde.

N° 422 Juin 1982

Il y a trente ans… Le renversement des alliances - Claude Delmas

Il y a 30 ans, en effet, la Communauté européenne de Défense voyait le jour, par le Traité de Paris du 27 mai 1952. On sait que cette existence a été très brève, puisque la non-ratification par la France devait amener son remplacement par les accords de Paris du 23 octobre 1954, invitant la République fédérale d'Allemagne (RFA) à adhérer à l'Otan, et à la création de l'Union de l'Europe occidentale (UEO). Claude Delmas, dans cet article, montre le processus qui, des alliés de mai 1945, a conduit à l'affrontement Est-Ouest et à l'inclusion d'une Allemagne dans chacun des deux camps.

N° 414 Octobre 1981

Il y a vingt-cinq ans : Suez-Budapest - Claude Delmas

Les lecteurs trouveront ici l’histoire de deux événements qui se sont produits à l'automne 1956, il y a vingt-cinq ans, c’est-à-dire hier. Ces deux évènements, qui ont eu lieu à peu près simultanément, ont réagi l’un sur l’autre sans avoir été liés à leur origine. Ils comportent bien des enseignements que l'auteur nous dégage. Ils ont été également lourds de conséquences pour la période actuelle.

N° 413 Août/Sept 1981

Il y a vingt ans… Le mur de Berlin - Claude Delmas

Bien des données de la situation actuelle se trouvent dans les événements qui se sont déroulés depuis 1945. Dans cet article, l'auteur nous fait remonter vingt ans en arrière, dans une des périodes chaudes des relations Est-Ouest, et même beaucoup plus loin. Au fond, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Périodiquement, les tentatives de normalisation de ces relations viennent buter contre un emploi de la force, mur de Berlin ou Afghanistan. L'intervalle de temps qui s'écoule entre deux actions de ce genre nous fait souvent oublier la véritable nature de ce que sont, pour les Soviétiques, coexistence pacifique ou détente.

N° 409 Avril 1981

1956-1981 : vingt-cinq ans de « déstalinisation » - Claude Delmas

Fin mars 1956, le monde occidental apprenait l'existence du fameux rapport de Nikita Krouchtchev au XXe congrès du parti communiste de l'Union Soviétique. Vingt-cinq ans se sont écoulés, qui ont mis en évidence les ambiguïtés et les limites de ce que l'on a appelé la « déstabilisation ». En fin de compte, la manière d'agir a changé, non les fondements du système politique des pays de l'Est.

N° 404 Novembre 1980

Jean-Claude Masclet : Le rôle du député et ses attaches institutionnelles sous la Ve République ; Librairie générale de Droit et de Jurisprudence, 1979 ; 428 pages - Claude Delmas

C’est en sa qualité de juriste – il est maître-assistant à l’Université Paris-I – que M. Masclet pose le thème de sa thèse de doctorat : « Il est fréquent en droit constitutionnel de constater l’écart qui existe entre les institutions et leur pratique, entre les conceptions juridiques et leur incarnation dans la réalité. Il en va ainsi pour le rôle du député et pour le mandat parlementaire. Lire la suite

N° 402 Août/Sept 1980

Jean-Claude Masclet : Le rôle du député et ses attaches institutionnelles sous la Ve République ; Librairie générale de Droit et de Jurisprudence, 1979 ; 428 pages - Claude Delmas

Maître-assistant à l’Université Paris I, M. Jean-Claude Masclet pose en juriste le thème de sa thèse de doctorat : « Il est fréquent en droit constitutionnel de constater l’écart qui existe entre les institutions et leur pratique, entre les conceptions juridiques et leur incarnation dans la réalité. Il en va ainsi pour le rôle du député et pour le mandat parlementaire. Certes, le mandat représentatif a toujours donné lieu à des accommodements. Ceux-ci ont pris un caractère habituel dans tous les régimes où existent des assemblées, qu’ils soient présidentiels ou parlementaires. Mais il semble que, sous la Ve République, la distance entre le rôle réel du député et son rôle institutionnel se soit considérablement accrue et que la théorie du mandat représentatif connaisse des altérations profondes ». Lire la suite

N° 402 Août/Sept 1980

Charles Zorgbibe : La Méditerranée sans les Grands ? ; Puf, 1980 ; 170 pages - Claude Delmas

« La Méditerranée appartiendra à un seul maître, tombera sous l’hégémonie d’une puissance dominante qui poussera ses avantages dans toutes les directions, ou sera le théâtre d’un conflit permanent ». Cette prophétie lancée en 1902 par l’amiral américain Alfred Mahan a été confirmée par les événements : la Méditerranée est devenue un champ de tensions, un des théâtres de l’affrontement Est-Ouest. C’est à propos de la Grèce et de la Turquie qu’en 1947 le président Harry Truman inaugura la politique d’« endiguement ». À partir de l’achat d’armes de Nasser à la Tchécoslovaquie en février 1955, elle devint l’un des théâtres de la guerre froide, et l’URSS l’utilise aujourd’hui pour menacer le flanc sud de l’Otan. Le conflit du Proche-Orient a donné de nouvelles dimensions à cette promotion stratégique de l’ancienne « mer intérieure ». Dans le même temps, certains pensent qu’elle pourrait devenir un « lac de paix ». Lire la suite

N° 399 Mai 1980

Trente ans d'efforts européens - Claude Delmas

L'année 1980 est riche en anniversaires. Après Bandoeng (ou Bandung) et le non-alignement, en 1950 le plan Schuman mettait sur pied la Communauté européenne charbon-acier (CECA) dont les institutions devaient fusionner avec celles d'Euratom dans celles de la Communauté économique européenne (CEE) instituée par le Traité de Rome. Trente ans d'histoire européenne se déroulent ainsi devant nous, sous la plume de l'auteur, avec toutes ses difficultés économiques et politiques, mais aussi militaires, avec la Communauté européenne de défense (CED), le traité de l'Atlantique Nord et les avatars de son organisation intégrée, sans compter le poids de l'influence américaine. Nous pouvons ainsi juger de ce qui reste de l'œuvre des initiateurs d'une certaine Europe, et en particulier de celle de Robert Schuman.

N° 398 Avril 1980

Il y a vingt-cinq ans, Bandoeng… - Claude Delmas

« Les peuples muets du monde ont la parole ». C'est en ces termes que le 17 avril 1955 le président indonésien Soekarno ouvrait la conférence afro-asiatique de Bandoeng. Aujourd'hui, les « peuples muets » ne tiennent plus le même discours. À une aspiration de l'unité se sont substituées des discordances telles que l'on ne peut plus parler de Tiers-Monde. Le non-alignement, qui prend à Bandoeng la valeur d'un principe de politique internationale dans l'affrontement Est-Ouest concrétisé par la cristallisation du bloc communiste et par l'organisation de l'ensemble occidental, n'est plus qu'un alibi pour certains États. Lire la suite

N° 396 Février 1980

Henri Arvon : L’anarchisme au XXe siècle ; Puf, 1979 ; 235 pages
Walter Laqueur : Le terrorisme ; Puf, 1979 ; 290 pages
Robert Sole : Le défi terroriste. Leçons italiennes à l’usage de l’Europe ; Éditions du Seuil, 1979 ; 280 pages
Jean Servier : Le terrorisme ; Puf, 1979 ; 128 pages
- Claude Delmas

« Le détournement d’un avion, l’enlèvement d’otages sont devenus en cette seconde moitié du XXe siècle des faits divers, au même titre que l’agression de vieillards, les meurtres d’enfants, les viols ou les attaques d’individus isolés en pleine rue ». Il s’agit « de faits caractéristiques d’un même climat de violence, et l’opinion publique les distingue mal des crimes de droit commun, comme s’y perdent aussi les législateurs de toute appartenance qui ont tenté, tentent de définir le terrorisme ». Ce sont les premières lignes du livre que M. Jean Servier, professeur à l’Université de Montpellier, vient de consacrer au terrorisme. La différence est pourtant nette. On peut lire dans le grand dictionnaire Littré cette définition du mot terroriser : « établir le terrorisme, le règne de la terreur ». Il ne s’agit donc pas d’une action brève, limitée dans le temps, mais d’une stratégie assurée d’une certaine continuité. Le terrorisme apparaît alors comme l’emploi systématique de la terreur. Mais Littré précise : « Pendant la Révolution française, les terroristes sont les agents du système de la Terreur (…) ainsi les partisans de Grachus Babeuf, qui furent destitués sous le nom de terroristes ». Beaucoup de lexicographes ne retiennent en effet qu’un seul exemple, la Terreur, cette courte période qui va du 10 août 1792 au 9 Thermidor 1794. Mais, note justement Jean Servier. « L’humanité a connu, connaît, d’une civilisation à l’autre, ces tueries qui n’ont pas le caractère institutionnalisé des guerres (…) et ces systèmes de gouvernement dont la terreur reste le seul moyen de durer ». Lire la suite

N° 395 Janvier 1980

Marie-Claude Smouts : La France à l’ONU. Premiers rôles et second rang ; Presses de la Fondation nationale des Sciences Politiques, 1979 ; 392 pages
Armand Berard : L’ONU. Oui ou non, 1959-1970 ; Éditions Plon, 1979 ; 410 pages
- Claude Delmas

Le précaire équilibre que doit garder tout État-membre des Nations unies entre les nécessités de la coopération internationale et la volonté de mener une politique autonome a été d’autant plus difficile à maintenir pour la France que plusieurs axes de sa politique extérieure ont fait l’objet, malgré elle, d’interventions de l’ONU alors que n’ayant, pour influencer ses partenaires, que les moyens d’une puissance de second rang, elle a été souvent amenée à tenir les premiers rôles dans les débats. L’étude de Mme Smouts repose ainsi sur un paradoxe, mais en même temps elle met en lumière une évolution. À la politique de ce qui était considéré comme du mépris a succédé celle de la coopération : en mettant un contingent français à la disposition de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban, puis en utilisant la tribune de l’Assemblée générale pour relancer les discussions sur le désarmement. M. Giscard d’Estaing a montré que la France entendait jouer un rôle plus actif dans l’Organisation. « Reste à savoir si les Français, à qui l’institution mondiale a été si longtemps présentée comme néfaste ou négligeable, auront mieux compris, au-delà du sensationnel, la nature d’une diplomatie discrètement quotidienne, menée par leurs représentants à travers les péripéties de plus de trente ans d’histoire pour que les Nations unies augmentent le champ d’action de la politique étrangère française plus souvent qu’elles ne soulignent l’écart entre ses moyens et ses ambitions ». Lire la suite

N° 394 Décembre 1979

François-Paul Benoit : La démocratie libérale ; Puf, 1978 ; 390 pages - Claude Delmas

« La démocratie libérale, volonté de la liberté et gouvernement du peuple par lui-même, est la conjonction voulue du libéralisme et de la démocratie. Les nations où elle est pratiquée sont celles où la liberté est la plus développée et les besoins économiques des humains les mieux satisfaits »… « Le monde né en 1789 vient de finir. Un autre commence. Il nous appartient de le subir sous la domination des autres ou de le créer selon notre volonté ». C’est entre ces deux affirmations, les premières et les dernières lignes de son livre, que se développe l’analyse de La démocratie libérale de M. François-Paul Benoit, professeur à l’Université de Paris II qui, au-delà des mythes et de la phraséologie, a voulu définir et justifier le régime politique qui lui paraît le mieux correspondre aux exigences de notre temps, du moins pour les sociétés industrialisées. Il n’a pas voulu donner des réponses partielles à telle ou telle situation, mais aller jusqu’à un système intellectuel et à ses expressions politiques. Il a donc situé sa recherche dans un cadre global : « La démocratie libérale est un ensemble politique et économique cohérent (…) c’est un type de société (…). Elle est donc tout à la fois une réalité du temps présent et un projet pour l’avenir ». Si jusqu’ici la démocratie a été souvent étudiée, le libéralisme l’a été beaucoup moins, et la conjonction des deux restait à éclairer. Le livre de M. Benoit comble donc une lacune. Lire la suite

N° 394 Décembre 1979

Lily Marcou : L’Internationale après Staline ; Éditions Grasset, 1979 ; 320 pages - Claude Delmas

Il y a deux ans, Mme Marcou, du Centre de recherches internationales (CERI) de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), a soutenu une thèse de doctorat sur le Kominform, lequel a remplacé le Komintern comme cadre institutionnel et politique de l’unité de pensée et d’action des partis communistes (PC). Dissout en 1956, le Kominform a été remplacé par la « Conférence mondiale des partis communistes », qui a été le théâtre de l’affrontement des divers courants entre lesquels se partage aujourd’hui le mouvement communiste. Lire la suite

N° 391 Août/Sept 1979

1919 – 1939 – 1979 - Claude Delmas

Historien et journaliste, particulièrement attentif aux problèmes européens et aux relations internationales dominées par le fait nucléaire, l'auteur dresse ici un panorama allant d'une après-guerre à l'autre avec les similitudes que celles-ci présentent : l'anxiété d'un monde qui ne connaît toujours pas la paix et qui est, en 1979 comme en 1929, ébranlé par la crise économique. Mais il souligne aussi les différences fondamentales distinguant ces deux périodes : la volonté des partenaires-adversaires de maintenir l'équilibre de la terreur nucléaire et les profonds changements qui ont modifié l'échiquier mondial avec l'émergence de nouvelles puissances détentrices de la technologie ou des sources d'énergie.

N° 387 Avril 1979

4 avril 1949… Il y a trente ans… le Traité de Washington - Claude Delmas

1979 sera l'année de l'Assemblée européenne mais aussi celle du 30e anniversaire du Traité de l'Atlantique Nord qui devait donner naissance à l'Alliance puis à l'Otan. Ces deux événements évoquent des problèmes qu'on ne peut disjoindre. Les Européens, en effet, qui se plaignent souvent du rôle majeur que jouent les États-Unis dans l'Alliance, n'ont pas fait les efforts – exception faite de la France – qui leur eussent permis de se dégager de cette tutelle. Ils ne se sont pas organisés politiquement pour mettre en face des États-Unis un « partenaire », un « pilier » européen sur lequel puisse se fonder une défense européenne dans un cadre atlantique qui demeure pourtant nécessaire.

N° 382 Novembre 1978

Rêves et réalités du désarmement - Claude Delmas

Paix par la force, paix par la foi, paix par le droit, toutes ces tentatives ont échoué, et l'absence de guerre nucléaire aujourd'hui ne semble reposer que sur la terreur. L'humanité connaitra-t-elle enfin la paix par la raison ? Avant d'aborder l'article suivant consacré, dans ce même cahier, à la session spéciale des Nations unies sur le désarmement, le lecteur trouvera ici un rappel historique des tentatives antérieures de désarmement, de limitation ou de maîtrise de armements ainsi que des raisons diverses de leur échec.

N° 379 Juillet 1978

Abel Thomas : Comment Israël fut sauvé. Les secrets de l’expédition de Suez ; Éditions Albin Michel, 1978 ; 280 pages
Jacques Massu et Henri Le Mire : Vérité sur Suez 1956 ; Éditions Plon, 1978 ; 270 pages 
- Claude Delmas

L’« opération Suez » – l’intervention militaire franco-britannique contre l’Égypte à l’automne 1956 – avait déjà fait l’objet de plusieurs études. Le hasard fait que deux livres viennent de paraître à peu près au même moment, qui en éclairent singulièrement la genèse, le développement et la signification. L’un est de M. Abel Thomas, à l’époque directeur du cabinet de M. Maurice Bourgès-Maunoury, ministre de la Défense nationale. L’autre est du général Jacques Massu, auquel le colonel Henri Le Mire a apporté une précieuse collaboration – le général Massu qui, commandant la 10e Division parachutiste (DP), dirigea, aux côtés de son collègue anglais Butler, les forces terrestres engagées dans l’opération. Lire la suite

N° 378 Juin 1978

Il y a trente ans… Le « non » de Tito à Staline - Claude Delmas

L'auteur nous rappelle que, pour importantes que soient les idéologies, elles ne sauraient cependant faire oublier la part déterminante prise par certains hommes d'État sur l'infléchissement du cours de l'histoire. C'est ainsi qu'il y aura trente ans, un homme, le maréchal Tito, eut le courage de braver Staline. Cet événement affecta une histoire qui paraissait devoir respecter une implacable logique, et il développa des conséquences dont on mesure encore aujourd'hui les effets. Cette rupture s'inscrivit dans les grandes tensions des débuts de la, guerre froide, elle eut des répercussions directes sur la stratégie soviétique, elle permet à certains de penser que Tito fut le précurseur de l'eurocommunisme. À ce titre, elle mérite une double attention : d'une part, elle permet de mieux comprendre une phase particulièrement importante de l'histoire du monde issu de la Seconde Guerre mondiale, d'autre part, elle se projette sur l'histoire présente. 

N° 377 Mai 1978

Jean-Pierre Brulé : Demain… l’armée soviétique ; Éditions Copernic, 1978 ; 300 pages - Claude Delmas

Comme il l’avait fait il y a quatre ans pour l’armée chinoise, M. Brulé a voulu s’appuyer d’abord sur les faits et sur les chiffres, mais s’en sans tenir à eux, car les problèmes qu’il aborde comportent des données politiques sans la considération desquelles toute étude reste très incomplète. Pourquoi l’Union soviétique a-t-elle construit une armée aussi puissante ? « Bien que l’Occident n’en ait retenu que l’art, la musique et la littérature, l’histoire de la Russie a toujours été dominée par son aspect militaire : l’armée des tsars fut, durant deux siècles, le fondement de l’ordre intérieur de la société russe. C’est précisément parce que le communisme a vérifié d’ailleurs puisque, sans l’altitude ferme de l’armée qui s’opposa avec vigueur aux disciples de Lénine en 1905, la révolution bolchevique aurait eu lieu douze ans plus tôt que, fort de cet enseignement, le régime, la victoire acquise, accordera à l’armée la première place ». Mais cette armée vit au milieu de contradictions : dotée d’un matériel ultramoderne, elle est aux ordres de dirigeants qui constituent une véritable gérontocratie : elle se réclame de l’« internationalisme prolétarien » mais elle évoque à tout moment les grands noms de l’histoire tsariste dont elle se veut l’héritière directe ; préparée à un conflit décisif par ses dimensions techniques et géographiques, elle n’en abandonne pas pour autant l’armement non nucléaire dans la perspective d’opérations offensives en Europe. Lire la suite

N° 376 Avril 1978

Charles Zorgbibe : La construction politique de l’Europe ; Puf, 1978 ; 190 pages - Claude Delmas

Le Professeur Charles Zorgbibe, que nos lecteurs connaissent par ses articles, a voulu non seulement rappeler ce que furent les efforts de construction politique de l’Europe depuis la fin de la seconde guerre mondiale, mais surtout en dégager les lignes de force et en éclairer la logique. Cette intention apparaît dans les titres des trois chapitres – « Le temps des chantiers » (1947-1958), « Le temps des controverses » (1958-1969), « Le temps des relances » (1969-…) – de la première partie de son ouvrage, « Les trois âges de l’Europe politique ». Au-delà des faits, il va ainsi jusqu’aux motivations. Lire la suite

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Juin 2019
n° 821

L’affirmation stratégique des Européens

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13-07-2019

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11-07-2019

Public Sénat - Fidélisation des militaires : « Nous avons fait de gros efforts » estime le général Jérôme Pellistrandi.

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Échec du tir de la fusée Vega - Vega launch fails

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Le SNA Saphir va être désarmé - This is the End for the SSN Saphir

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