Pour tout achat (ou abonnement) de produits numériques, pensez à vérifier vos Courriers indésirables           

Décembre 1978 - n° 383

C'est avant tout en favorisant et en soutenant le développement de la démocratie en Afrique que les Occidentaux préserveront au mieux leurs intérêts légitimes sur le continent. La riposte militaire aux tentatives de déstabilisation ne saurait être exclue, mais elle doit rester le recours ultime et l'exception. Telle est la thèse que soutient ici le l'auteur.

L'Afrique offre-telle le champ libre aux dirigeants soviétiques pour y conduire une politique de pénétration idéologique et de déstabilisation ? L'auteur poursuit une recherche sur les grandes puissances et l'Afrique. Sa thèse va, en bien des points, à l'encontre de ce qui s'affirme ici ou là. Pour mener à terme son analyse, il ne prend pas seulement en considération les récents événements mais rappelle les déconvenues de l'URSS en Afrique depuis le début de l'émancipation de ce continent. On voit ainsi succéder à une diplomatie où la dimension idéologique a été non négligeable, une période de repli après l'échec, puis une stratégie du coup par coup mettant à profit les conflits locaux. Ce nouveau dispositif d'intervention au sein duquel Cuba joue un rôle capital est certainement mieux approprié mais est-il pour autant plus efficace ? Une question à laquelle l'auteur répond en mettant en évidence les facteurs qui viennent tempérer l'actuelle politique soviétique en Afrique.

Se taillant la part du lion dans le réseau mondial d'information, les pays industrialisés de l'hémisphère Nord ont naturellement tendance à croire que leur action en ce domaine est un bienfait pour les pays en voie de développement. Ceux-ci, en réalité, souffrent de multiples inégalités en matière de communications, de mass-media, de diffusion de l'information et de son contenu qui leur impose l'image du modèle culturel occidental. Il en résulte pour eux un certain sentiment d'aliénation plus ou moins vivement ressenti. Il n'est pas question de culpabiliser le monde industrialisé en lui faisant grief de cette hégémonie de fait, fruit de l'histoire, mais les Occidentaux doivent comprendre pourquoi les pays en voie de développement aspirent à un nouvel ordre mondial de l'information. L'engagement du dialogue sur ces divers points tend à prévenir l'émergence d'un nouveau champ d'affrontement. L'auteur expose ici les critiques des pays en voie de développement à l'égard de la situation actuelle en matière d'information, puis la réplique des pays industrialisés à ces critiques ; il retrace enfin la genèse et l'historique de ce débat à travers les conférences des pays non-alignés et celles de l’UNESCO.

Dans un premier article (novembre 1978), consacré au rappel des origines historiques du royaume d'Arabie et à la description de sa vie intérieure, l'auteur a montré combien la doctrine religieuse du wahabisme imprégnait profondément les structures politiques saoudiennes au point même de constituer le fondement du pouvoir, alors que la vie sociale repose sur de vieilles coutumes étrangères à l'Islam. Son second article traite d'une part de l'économie du royaume – dont la présentation est faite ici à l'aide de statistiques inédites – d’autre part de sa politique extérieure et du grand dessein au service duquel il met sa puissance financière : faire échec au communisme athée dans le monde et en particulier dans le monde arabe.

Dans cette Afrique du Sud aux provinces géographiquement et économiquement si disparates, aux ethnies si complexes héritières d'histoires si différentes, est-il possible que se dégage une personnalité africaine ? Quelles idées les partis politiques actuels sud-africains se font-ils du visage de leur patrie future ? L'auteur connaît bien ce pays et vient d'y faire un long voyage, a répondu dans un premier article à ces questions (novembre 1978). Dans ce second article, il étudie les conditions dans lesquelles pourrait s'affirmer, une fois la nouvelle constitution sud-africaine mise en place, une évolution résolue à la fois vers la consolidation de bantoustans plus viables et vers un régime multiracial à l'intérieur de la « métropole » sud-africaine. L'accueil et le soutien que feraient à une telle politique les Africains modérés et les Occidentaux pourraient éviter l'embrasement de cette partie du continent si importante par sa situation stratégique et le poids de ses ressources minières.

Le Yémen du Nord et celui du Sud ont été le théâtre, en juin 1978, d'événements tragiques qui, en provoquant la mort brutale des deux chefs d'État, ont montré à quel point les passions étaient exacerbées dans cette partie de la Péninsule arabique. Déjà divisé par l'histoire en deux républiques aux idéologies différentes, le Yémen reste soumis, tant au nord qu’au sud, aux rivalités internes et aux influences extérieures. Sa situation géostratégique privilégiée qui fait de lui, au sud de la mer Rouge et aux confins de l'océan Indien, le lien entre l'Asie et l'Afrique, ajoute à l'intérêt qui doit être porté à cette partie du monde arabe. L'auteur nous donne ici l'analyse de ce qu'il convient bien d'appeler « l'imbroglio yéménite ».

Chroniques

* Le projet de budget de la Défense pour 1979 apporte la preuve de la détermination du Gouvernement à faire l’effort nécessaire pour la rénovation de nos forces armées en général et de la Marine en particulier. Lire la suite

Bibliographie

L’histoire, rarement sereine, trop souvent même orageuse, des relations des Européens avec les États-Unis depuis la fin de la guerre, tel est le sujet du nouvel ouvrage du professeur d’Université, politologue et germaniste Alfred Grosser. Parmi ces Occidentaux, l’auteur retient comme principaux acteurs la France et l’Allemagne (République fédérale allemande, RFA), la Grande-Bretagne et l’Italie, mais il s’attache plus particulièrement aux deux premiers avec le dessein de montrer pourquoi ce sont les affrontements qui ont dominé dans les rapports franco-américains et pourquoi ce sont les convergences allant parfois jusqu’à l’allégeance qui l’ont emporté dans le cas des rapports germano-américains. Fidèle à son image bien établie de médiateur, Alfred Grosser, même s’il se défend de vouloir blesser quiconque, entreprend donc de dire aux uns et aux autres leurs vérités. Son propos est de provoquer chez ses lecteurs français, allemands et américains – le livre doit paraître dans les trois langues – une remise en question de leur vision historique partiale. Au lecteur français il se propose de montrer ce que son anti-américanisme courant a d’excessif et d’injuste, au lecteur américain comment les erreurs et les maladresses de la politique américaine suscitent la méfiance et le reproche d’impérialisme, au lecteur allemand combien sa peur de se retrouver seul face aux Russes obscurcit son esprit critique à l’égard du protecteur américain. Lire la suite

La Seconde Guerre mondiale s’achève. L’Organisation des nations unies (ONU) va remplacer la Société des nations (SDN). Des traités vont se conclure avec les satellites de l’Allemagne et celle-ci sera occupée par les quatre grandes puissances. Déjà la guerre froide se profile. C’est dans ce contexte que se posera, d’une façon toujours plus lancinante, le problème de l’Europe. De celle-ci, les contours sont incertains. On sait seulement que le système diplomatique né de la guerre ne durera pas et que l’Europe, prise entre les deux géants victorieux, devra s’organiser et s’unir. Mais quelle structure donner à l’Europe occidentale (puisqu’il apparaît que c’est de celle-ci seulement qu’il s’agira). Y aura-t-il une Europe confédérale (une Europe des patries en somme) ou une Europe fédérale, supranationale et intégrée ? Y aura-t-il une simple union économique ? Jusqu’où iront les abandons de souveraineté ? Dans la défense de cette Europe, quelle sera la place de l’Allemagne ? Ce sont ces questions qui se posent, toutes d’une extrême gravité tant pour la France, qui redoute une prédominance allemande, que pour l’Angleterre, plus ouverte que les autres sur le grand large et peu favorable à tout abandon statutaire de souveraineté. Lire la suite

Après l’ordre de la Légion d’Honneur, celui du Mérite représente un ordre national lui aussi prestigieux. Leur actuel grand chancelier, le général de Boissieu, rappelle dans sa préface en quels termes le général de Gaulle exprimait sa satisfaction de cette création en 1963 : « Désormais nous aurons deux ordres, l’un rouge, l’autre bleu, aux couleurs de notre drapeau ». On ne pouvait mieux souligner leur prestige et leur caractère national. Il ne s’agit pas là seulement de « décorations » ; il s’agit d’ordres, c’est-à-dire d’un cercle restreint, d’une « cohorte », dans laquelle on entre comme on était fait « chevalier » jadis, en en recevant tout l’honneur mais en en acceptant aussi tous les devoirs, et dont on peut se voir exclu, temporairement ou définitivement si, par suite d’une faute sanctionnée par une condamnation, il s’avère que l’on a failli à l’engagement de dignité à laquelle équivaut la réception dans l’ordre. Lire la suite

/

 : Ouvrages reçus ; -

Luc-Marie Bayle et Jacques Mordal : La marine en bois ; Éditions Fayard, 1978 ; 210 pages Lire la suite

Revue Défense Nationale - Décembre 1978 - n° 383

Revue Défense Nationale - Décembre 1978 - n° 383

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

Été 2019
n° 822

La Méditerranée stratégique – Laboratoire de la mondialisation

Actualités

08-08-2019

Le problème concernant le passage de commande est désormais résolu : si vous n'avez pas reçu votre commande, pensez à vérifier vos courriels indésirables.

30-07-2019

Lancement de la cellule en charge de l’intelligence artificielle de défense – A new structure for French AI in Defence

25-07-2019

Un avion de la Patrouille de France s’écrase, le pilote blessé – 
Pilot slightly injured after his Alphajet accident

22-07-2019

Londres met la pression sur l’Iran en envoyant un SNA - UK sending an SNN to pressure Iran

22-07-2019

Le sous-marin Minerve retrouvé plus de 50 ans après sa disparition - Submarine Minerve has been found

Agenda

Colloques, manifestations, expositions...

Liens utiles

Institutions, ministères, médias...