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Janvier 1980 - n° 395

Conférence prononcée par le ministre de la Défense à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) le 19 novembre 1979.

 

Cet article est, certes, la réponse du berger à la bergère annoncée dans la présentation de l'article du colonel Geneste, « De l'anti-cités à l'anti-forces » de notre numéro de décembre. Mais le but recherché ici n'est pas une polémique entre experts, aussi distingués soient-ils. L’importance de cet exposé dépasse largement ce propos. On constate en effet ici ou là, dans la presse ou lors de débats publics, que la crédibilité et l'efficacité de la stratégie anti-cités, fondement de la doctrine française de dissuasion, est mise en cause, alors qu'un large consensus national s'est instauré autour de notre politique de défense. Il s'agit donc essentiellement de répondre à ces critiques, après avoir très brièvement retracé les grandes lignes du concept de défense « du faible au fort ». Il faudrait aussi insister sur le risque que présente pour l'avenir de l'humanité l'idée que l'arme atomique est une arme comme les autres. Nous reviendrons sur ce risque ultérieurement.

 

Les problèmes de sécurité et de défense de l'Europe, ou en Europe, ont provoqué ces derniers temps une abondante littérature, où la position allemande fait l'objet de discussions, souvent passionnées. Il est donc primordial de savoir ce qu'en pensent les Allemands eux-mêmes et d'exposer la position officielle de leur gouvernement, de manière aussi objective que possible. Lire la suite

 

L'étude que l'on va lire est rédigée à partir d'une conférence faite au mois de juin 1979 à l’École supérieure de guerre navale par l'auteur, qui a dirigé le Contrôle central de mars 1977 à juillet 1979. Elle cherche à faire apparaître la fonction de contrôle pour en justifier l'existence, en comparant un organisme comme le ministère de la Défense à un système de servomécanismes où il est nécessaire de ménager une boucle de l'information qui assure la régulation du système. Cette réflexion, fondée sur une longue expérience, l'amène à remonter jusqu'au niveau de l'administration en général, et même de l'État. Cette démarche est pleine d'enseignements pour tous ceux qui cherchent à élucider les fondements de leur métier.

 

Essayer de prévoir l'avenir est une entreprise difficile et pleine d'embûches. Mais, dans les incertitudes grandissantes de notre monde d'aujourd'hui, c'est une démarche qui est tentée de divers côtés. C'est en particulier le travail qu’a effectué l'auteur, polytechnicien, ingénieur des mines et surtout économiste, quand il a dirigé, pour l'OCDE, un travail sur les évolutions à long terme des sociétés « industrielles avancées » en liaison avec le Tiers-Monde, travail connu sous le nom d'Interfuturs. Lire la suite

 

Les méthodes de l'analyse économique et l'analyse économique elle-même, nous dit l'auteur, peuvent fournir une aide importante à la décision pour les responsables de notre défense militaire. En fait, cet article montre que l'apport des sciences économiques va beaucoup plus loin que les rapports entre stratégie opérationnelle et calcul économique, ou que les implications économiques du choix d'un système de défense militaire. Il existe des relations étroites entre la défense nationale et les indépendances économiques. De la réflexion commune entre économistes et stratèges, il ressort la nécessité, d'approfondir l'évaluation économique et le prix de la défense. On est ainsi amené à considérer la défense militaire comme une assurance, ce que les économistes savent prendre en compte dans des modèles économétriques d'évaluations et de couverture des risques. Mais alors on peut chercher à prévoir les tensions et les ruptures de l'ordre international grâce à une modélisation économique. Le mathématicien français René Thom a même imaginé une « théorie des catastrophes ». Lire la suite

 

La situation dramatique dans laquelle se trouvent, depuis de longues années, les pays de l’ancienne Indochine française nous font trop souvent oublier l’importance géopolitique et géostratégique de ce qu’on appelle l’Asie du Sud-Est. Cette région du monde, formée de presqu’îles et d’archipels réunissant une charnière du continent asiatique à la grande fie australienne, est à la fois un extraordinaire lieu de rencontre de races, de peuples, de civilisations extrêmement diverses et une barrière entre deux mondes maritimes, d’une part l’océan Pacifique, d’autre part l’océan Indien. On sait le rôle joué par ces pays dans la dernière guerre, en raison de leurs richesses, surtout pétrolières, qui attiraient la convoitise des militaires japonais. C’est aussi là qu’a commencé la désagrégation des grands empires coloniaux. Lire la suite

 
 

Chroniques

 
 
 
 
 
 
 
 
 

* Il n’est pas question de faire une armée de métier, le gouvernement à cet égard à une position claire et nette. Lire la suite

 

Bibliographie

Ces deux volumes de la collection « Champs » ; en format de poche chez Flammarion, sont une réimpression, assortie de quelques modifications et adjonctions, de l’ouvrage du même auteur L’Union soviétique de Lénine à Staline paru en 1972 aux Éditions Richelieu-Bordas. Lire la suite

 

Renata Fritsch-Bournazl : Renata Fritsch-Bournazl : L’Union soviétique et les Allemagnes ; Éditions de la Fondation nationale des Sciences Politiques, 1979 ; 259 pages  ; Éditions de la Fondation nationale des Sciences Politiques, 1979 ; 259 pages - Emmanuel Nolde

La guerre froide puis la détente sont les deux lignes de force de l’histoire de l’après-guerre. L’auteur en relate l’aspect essentiel : le problème allemand, et retrace l’évolution de la position soviétique à son égard. Lire la suite

 

Le précaire équilibre que doit garder tout État-membre des Nations unies entre les nécessités de la coopération internationale et la volonté de mener une politique autonome a été d’autant plus difficile à maintenir pour la France que plusieurs axes de sa politique extérieure ont fait l’objet, malgré elle, d’interventions de l’ONU alors que n’ayant, pour influencer ses partenaires, que les moyens d’une puissance de second rang, elle a été souvent amenée à tenir les premiers rôles dans les débats. L’étude de Mme Smouts repose ainsi sur un paradoxe, mais en même temps elle met en lumière une évolution. À la politique de ce qui était considéré comme du mépris a succédé celle de la coopération : en mettant un contingent français à la disposition de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban, puis en utilisant la tribune de l’Assemblée générale pour relancer les discussions sur le désarmement. M. Giscard d’Estaing a montré que la France entendait jouer un rôle plus actif dans l’Organisation. « Reste à savoir si les Français, à qui l’institution mondiale a été si longtemps présentée comme néfaste ou négligeable, auront mieux compris, au-delà du sensationnel, la nature d’une diplomatie discrètement quotidienne, menée par leurs représentants à travers les péripéties de plus de trente ans d’histoire pour que les Nations unies augmentent le champ d’action de la politique étrangère française plus souvent qu’elles ne soulignent l’écart entre ses moyens et ses ambitions ». Lire la suite

 

Originale dans son objet, riche de témoignages nouveaux et importants, vivante d’exemples tantôt cocasses, tantôt émouvants, parfois tragiques, la contribution de Dominique Decèze à la connaissance de la Seconde guerre mondiale, telle que la vécut la France de l’armistice à la libération, est indiscutablement positive. Lire la suite

 

L’Albanie de Jean Bertolino, journaliste et grand reporter, n’est pas une Albanie d’encyclopédie. Ses aspects géographique, ethnique, linguistique, culturel, économique… sont passés sous silence. L’histoire des siècles passés n’est évoquée, à grands traits vigoureux, que pour relever le caractère rustique, guerrier et patriote du peuple albanais, rappeler ses luttes acharnées contre les envahisseurs, les occupants ou les dominateurs successifs, et pour noter que, « avant la guerre (la Grande), l’Albanie n’était qu’un morceau de l’Empire Ottoman oublié en Europe ». Lire la suite

 

Revue Défense Nationale - Janvier 1980 - n° 395

Revue Défense Nationale - Janvier 1980 - n° 395

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