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Janvier 1987 - n° 472

Nous ne faillirons pas à la tradition de ces vœux qui portent en eux un message d’espoir sans cesse renouvelé, rarement exaucé, mais toujours nécessaire à l’âme. C’est pourquoi le Comité d’études de défense nationale et la rédaction de la revue Défense Nationale souhaitent à leurs membres, auteurs, chroniqueurs, lecteurs, que l’année 1987 leur apporte toutes satisfactions. Lire la suite

p. 9-10

Discours du ministre de la Défense à l'Assemblée nationale le 12 novembre 1986 à l'occasion de la présentation du budget de la Défense pour 1987.

p. 11-25
p. 27-40

L'auteur avait dressé un inventaire des « défenses alternatives » dans deux articles parus dans cette revue en août et octobre 1984. En deux ans, les conceptions se sont affinées, des prises de position se sont exprimées, tandis que les technologies et les doctrines officielles évoluaient. Il est temps de faire le point et de réfléchir sur le changement. En comparant, intentionnellement, des alternatives officielles à d'autres qui sont plus originales, sinon marginales, l'auteur ne prétend pas énoncer des vérités définitives, à une époque où tout change, mais susciter la discussion et rechercher des points de convergence.

p. 41-54

La première phase de la Conférence de Stockholm sur les mesures de confiance et de sécurité et sur le désarmement en Europe vient de prendre fin. L'auteur, politologue, spécialiste en la matière, en présente le bilan en exposant d'une façon complète et précise les mesures qui ont été adoptées. Il estime en outre qu'après un certain nombre de réunions décevantes, cette conférence a indiscutablement été un succès et que le document publié ouvre la voie à des discussions fructueuses sur la sécurité en Europe.

p. 55-72

L'auteur nous avait fait part de ses « réflexions sur la guerre » dans un article fort intéressant publié dans notre revue au printemps 1986. En évoquant avec précision, les caractéristiques du « soutien » auxquelles les systèmes d'armes doivent désormais satisfaire pour être parfaitement opérationnels, il rejoint l'ingénieur général Dunaud dans sa conviction, montrée dans un article de décembre 1986, sur la nécessaire maîtrise de la qualité.

p. 73-79

Les collectivités locales cherchant à augmenter leurs ressources, certaines ont estimé que l'État, possédant des biens ou exerçant des activités sur leur territoire, pourrait être un « nouveau contribuable ». C'est ainsi que les communes de Brest et de Crozon ont présenté des requêtes tendant à l'assujettissement de l'État à la taxe professionnelle ou à la taxe foncière pour les activités de défense nationale. L'auteur, maître des requêtes au Conseil d'État, nous présente ici le texte des « conclusions » qu'il a prononcées sur cette affaire devant le Conseil d'État. Les décisions rendues ont été conformes à ces conclusions.

p. 81-95

Le fabuleux Extrême-Orient soviétique ! On en parle assez peu, mais surtout on ignore dans quelles conditions vivent et travaillent les hommes chargés de l'exploitation de toutes ces richesses. C'est ce que nous décrit le l'auteur après des recherches approfondies effectuées aux sources mêmes grâce à sa connaissance de la langue russe.

p. 97-109

Les deux auteurs nous font découvrir l'expansion « outre-mer » de la Corée du Nord et, ce qui doit intéresser particulièrement la politique française, la mise en place d'un véritable axe Tripoli-Pyongyang très actif en Afrique.

p. 111-134
p. 135-141

Chroniques

Que la majeure partie du contingent français de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) ait été retirée du Liban, à l’initiative, dit-on, du général finlandais ayant la responsabilité des Casques bleus, n’est en rien une péripétie parmi d’autres. Il y a bien des années, cela aurait pu paraître comme une simple relève. Mais le fait que nos soldats soient remplacés par des militaires venus de pays étrangers à la région n’est pas dépourvu de signification. C’est, tout simplement, reconnaître que le drapeau des Nations unies n’a plus valeur universelle. C’est admettre que des pays disposant à l’Assemblée générale de l’ONU d’une majorité de blocage bénéficient en outre d’un droit qu’ils ont acquis par les armes : celui de mettre en question la composition de toute force d’interposition des Nations unies, faute de quoi tel contingent sera systématiquement la cible privilégiée des francs-tireurs à la solde de tel ou tel État mécontent de la solution laborieusement imaginée au palais de Manhattan. Lire les premières lignes

p. 143-146

• La très intéressante revue scientifique La Recherche, dans son n° 182 de novembre 1986, publie un article sur « les armes à antimatière », par André Gsponer et Jean-Pierre Hurni. Lire les premières lignes

p. 147-150

Le projet de loi de programme militaire, présenté début novembre, n’a pas bénéficié d’une attention soutenue de la part des commentateurs. Ceux-ci ont saisi l’occasion pour revenir à leur préoccupation constante : déceler les failles de la cohabitation, laissant aux journalistes spécialistes de la question le soin d’informer le public des grandes lignes de ce projet. Lire les premières lignes

p. 151-153

C’est en 1988 que l’Australie célébrera le bicentenaire de l’arrivée des premiers colons sur ce continent immense, aux antipodes de la course de l’hémisphère Nord pour le pouvoir planétaire. En près de deux cents ans les Australiens immigrés auront créé une société unique où les institutions et les cultures sont empruntées à celles de la Grande-Bretagne, de l’Europe continentale et des États-Unis. Le résultat donne en fait une société fondée sur l’individualisme, et l’égalitarisme sans lequel une nation n’existe pas. Lire les premières lignes

p. 154-157

Une meilleure garantie de ressources pour les Armées Lire les premières lignes

p. 158-162

Visite du général Chef d’état-major de l’Armée de terre (Cémat) à l’Armée chinoise Lire les premières lignes

p. 163-166

Le 10e Salon naval français s’est tenu au Bourget du 21 au 25 octobre 1986. Dès le 20 octobre 1986 à Brest, les délégations étrangères invitées avaient pu visiter de nombreux bâtiments et assister à la présentation en vol d’aéronefs de l’aéronautique navale. Lire les premières lignes

p. 167-171

Soucieuse de garantir l’exécution de ses missions dans les meilleures conditions d’efficacité et de sécurité, l’Armée de l’air a toujours porté une grande attention à la formation de ses personnels. Plus particulièrement, la formation des pilotes de chasse revêt une importance capitale à une époque où les avions et les armements devenus très complexes, et en nombre limité, doivent opérer dans un environnement toujours plus hostile. Lire les premières lignes

p. 172-174

La France s’est dotée pour les cinq années à venir d’une loi de programmation militaire ; l’équipement des Armées devrait coûter au pays 474 milliards de francs. Dès 1987, le budget de la défense bénéficie de près de 11 Mds de « mesures nouvelles » alors que le budget dans sa totalité n’en compte que 19. Cet effort est largement concentré sur l’investissement, puisque le Titre V progresse de 13,4 % en crédits de paiement et de 20 % en autorisations de programme. Il traduit le relatif consensus qui s’est établi dans le pays comme au parlement sur la nécessité de la défense nationale. Toutefois cet impératif de sécurité ne peut que s’insérer dans un environnement budgétaire et économique particulier. Cette année encore, le budget voté par le parlement était accompagné des principales hypothèses retenues par le gouvernement pour l’année 1987. C’est ainsi que les experts du ministère des Finances estiment que la croissance de la richesse nationale (mesurée par le produit intérieur brut) sera de 2,8 % et l’inflation inférieure à 2 %, tandis que les exportations progresseraient comme les importations de 5 % en volume. Lire les premières lignes

p. 175-179

Angola : la dure route vers l’Ouest Lire les premières lignes

p. 180-187

* Celui qui a la responsabilité ultime de l’emploi de nos armes et, par là, de la décision dont dépend le sort du pays, c’est le Chef de l’État. Il doit, dès lors, logiquement pour assumer cette responsabilité, fixer les grandes options de la Défense nationale. Ces deux obligations ne sont pas séparables. Bien entendu, le Premier ministre et le gouvernement prennent une large part à l’initiative, à l’élaboration et au choix des options. À ce stade, rien de plus normal qu’une discussion quand les points de vue diffèrent. Mais la décision finale n’appartient qu’à un seul. Tel est le principe qui découle de l’article 5 de la Constitution. Lire la suite

p. 188-188

Bibliographie

Alex Wassilieff : Un pavillon sans tache (de l’armistice au sabotage : la vérité)  ; Éditions Grasset, 1986 ; 334 pages - Marcel Duval

C’est une réécriture de l’histoire de la Marine nationale « de l’armistice au sabordage », c’est-à-dire de la Marine dite « de Vichy » par ses détracteurs, que nous présente aujourd’hui Alex Wassilieff, auteur, sur des sujets voisins, de plusieurs ouvrages très remarqués ; l’un d’entre eux, en forme de roman, fut même couronné par l’Académie française. Son nouveau livre est intitulé « Un pavillon sans tache » et sous-titré « La vérité », annonçant ainsi clairement son propos ; et son argumentaire est, lui aussi, proclamé dès la couverture, puisque celle-ci reproduit les quatre panonceaux qu’arborent fièrement tous les vaisseaux de notre Marine : « Honneur », « Patrie », « Valeur », « Discipline ». Lire la suite

p. 189-191

Général André Dubroca : La France sans défense ?  ; Éditions Plon, 1986 ; 208 pages - Claude Le Borgne

Il y a longtemps que notre Armée de l’air a congédié le personnage, pourtant plein de charme, de l’aviateur risque-tout brûlant la chandelle par les deux bouts. Le portrait de Tanguy et Laverdure, héros séducteurs de bande dessinée, est désormais accroché au mur du musée folklorique. On est devenu sérieux, comme le requièrent à l’évidence la puissance des avions de guerre modernes, leur vitesse, leur précision et leur coût. Il n’est donc pas autrement étonnant qu’après le général Copel – pour ne pas citer le peu mystérieux Spartacus – le général Dubroca s’indigne des insuffisances de notre Défense nationale. Lire la suite

p. 191-192

Jacques Giri :  L’Afrique en panne. Vingt-cinq ans de développement  ; Éditions Kathala, 1986 ; 204 pages - Eugène Berg

L’Afrique serait-elle éternellement mal partie, comme l’avait prédit, dès le début des années 1960, René Dumont ? Le maigre bilan de l’Assemblée générale extraordinaire de mai 1986 consacrée au développement de l’Afrique inciterait une nouvelle fois à le penser, comme les cris d’alarmes répétés d’Edouard Saouma. directeur exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Pourtant tout espoir n’est pas mort, indique Jacques Giri, qui allie une profonde connaissance du terrain depuis 1957 à une analyse fouillée des forces et faiblesses de l’Afrique. Celle-ci, tout d’abord, n’a pas sombré : certes elle a connu bien des fléaux : guerres, famines, déplacements de populations, querelles intestines, instabilités gouvernementales ; mais le ressort n’a pas été brisé, même si la société africaine tend de plus en plus à se replier sur elle-même, ses traditions, son niveau traditionnel de subsistance. Mais que peut-il sortir de tous ces constats qui se succèdent ? L’auteur le souligne avec force : « Des organisations africaines ont bien publié des documents qui sont plus souvent une recherche de boucs émissaires et une collection de résolutions énergiques rarement suivies d’effets que des réflexions en profondeur sur la situation et l’avenir du continent ». Lire la suite

p. 193-193

Janos Kornai et Xavier Richet (dir.) : La voie hongroise  ; Éditions Calmann Lévy, 1986 ; 318 pages - Eugène Berg

À l’heure où tous les regards semblent tournés vers les réformes économiques en cours en Chine ou en gestation en URSS, il reste intéressant de se pencher une fois encore sur le cas hongrois dont les antécédents sont indubitables. Certes le « modèle » magyar s’est quelque peu essoufflé sous l’effet de la crise économique mondiale et du resserrement des solidarités à l’Est : mais il reste entier et ses enseignements sont précieux à plus d’un titre ; par exemple, la lente recentralisation qui s’est opérée au cours des années 1970 est-elle le signe qu’en régime socialiste toute réforme comporte ses limites naturelles ? Est-elle au contraire un moyen permettant de contrôler et de stabiliser le cycle économique dans la présente phase de conjoncture ? Autant de questions et bien d’autres auxquelles répond cet ouvrage collectif : car c’est là l’un de ses traits particuliers : être l’œuvre collective de quelques-uns des économistes hongrois de renom. Les regards qu’ils posent sur leur société sont pénétrants à plus d’un titre. Lire la suite

p. 193-194

Marie Duflo et François Ruellan : Le volcan Nicaraguayen : polémiques, géopolitique, sandinisme, réalisations  ; Éditions La Découverte, 1986 ; 280 pages - Eugène Berg

Depuis bientôt neuf ans le Nicaragua occupe, dans les médias occidentaux, une place presque démesurée par rapport à sa taille (130 000 kilomètres carrés), sa population (3 millions d’habitants) ou même sa position géographique, au centre de l’Amérique centrale. Le fait que, tout récemment, la candidature de Managua pour accueillir le Sommet des pays « Non-alignés » ait été repoussée, illustre une fois encore l’ampleur des passions dont ce pays fait l’objet. Aussi les écrits ou plutôt les récits sur le Nicaragua ont abondé. Peu d’études complètes pourtant ont cherché à décrire les multiples aspects de son histoire, de sa révolution et de ses transformations internes depuis 1979, date de l’avènement du régime sandiniste. Aussi le « Volcan nicaraguayen », œuvre de quelque vingt auteurs, est-il venu à point nommé. L’ouvrage, découpé en quatre parties, analyse tour à tour les principaux sujets de polémiques, replace le problème du Nicaragua dans son contexte géopolitique, analyse le sandinisme puis décrit certaines des réalisations les plus importantes du nouveau régime (transformations agraires, éducation, système de santé). Pour ce collectif, disons-le d’emblée, le bilan du Nicaragua est, pour reprendre une expression usée, « globalement positif ». Pourtant les regards ne sont jamais aveugles, et en maints endroits ils soulignent soit les insuffisances, soit les bavures, soit les erreurs, voire les graves déviations du régime. Lire la suite

p. 195-196

Revue Défense Nationale - Janvier 1987 - n° 472

Revue Défense Nationale - Janvier 1987 - n° 472

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

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