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Repères - Opinions - Débats

Le projet de loi de programmation militaire présenté au Parlement en novembre 2002 témoigne de l'engagement accru de la France en faveur de la sécurité et de la défense. Il est déterminé par le nouveau contexte stratégique et l'ambition de la France de doter l'Union européenne d'une dimension militaire tout en renforçant l'Otan. L'effort qui est entrepris répond donc à une nécessité et permettra de moderniser nos forces et de consolider leurs effectifs avec pour horizon le modèle d'armée 2015.

Les perspectives ouvertes par le projet de loi de programmation 2003-2008 offrent une occasion exceptionnelle de repenser en profondeur l'organisation du ministère de la Défense, dans un contexte financier assaini et stabilisé, de manière à faciliter l'adaptation de notre outil militaire aux enjeux du XXIe siècle. Lire la suite

La France est aujourd'hui une Belle au Bois dormant militaire et il n'est même pas sûr que les efforts consentis dans la loi de programmation militaire 2003-2008 permettent de remédier aux faiblesses de son système de défense, même si l'augmentation du budget de la défense est devenue aujourd'hui une priorité. Le temps est donc venu de l'innovation financière pour pallier les insuffisances des moyens classiques de financement de la modernisation de nos forces et d'une réflexion en profondeur sur la doctrine d'emploi et les missions de celles-ci. Les choix sont difficiles, coûteux, mais la France n'en aura plus longtemps le loisir : le pays est proche d'où l'on ne revient pas.  

À la question « nos concepts et nos moyens de dissuasion doivent-ils être révisés ? », un comité d'auditeurs de la 38e session du CHEAr répond par l'affirmative en introduisant une notion à mi-chemin de la prévention et de la dissuasion, celle de « pressuasion ». Lire la suite

Le mot « patriotisme », et plus généralement les valeurs qu'il implique, ont une odeur de naphtaline. Une discordance se fait jour entre une société assoiffée d'individualisme et de prospérité, et le modèle d'une pédagogie militaire autoritaire et comparativement austère. L'espoir inextinguible d'un progrès perpétuel a repoussé l'idée de mort et relégué les guerres au rang de spectacles médiatiques. Des jeunes continuent pourtant à préférer la discipline et les valeurs un peu compassées des armées, sans doute parce qu'à leurs yeux, elles sont encore chargées de sens. La professionnalisation porte l'espoir d'une dissidence efficace contre le règne de l'oubli et de l'ingratitude, et contre la tyrannie égoïste des collectivités démocratiques ; à condition que les armées modernisent, elles aussi, leur style de commandement.

Une plus grande sensibilisation aux questions humanitaires et l'évolution du système onusien ont conduit à une multiplication du nombre d'opérations de la paix. La question des troupes censées mener de telles opérations reste cependant entière dans le contexte des guerres civiles que connaissent aujourd'hui les pays du Sud. En effet, la protection des populations non armées requiert des engagements forts sur le terrain. Or les opinions publiques et les puissances occidentales ne sont pas prêtes à envoyer des soldats mourir pour défendre « la veuve et l'orphelin » dans des conflits lointains. Aussi les États développés se sont-ils déchargés de leurs obligations sur les armées locales. Sur le continent noir notamment, la formation des militaires africains au maintien de la paix fait figure de pis-aller ; le Nigeria en fournit un triste exemple.

Cet article a été rédigé par l'auteur à partir de sa contribution au colloque de Chambéry d'octobre 2002, organisé par les ministères de l'Enseignement et de la Défense, et consacré aux guerres et conflits contemporains. Le général Cot délivre ici un message d'espérance puisqu'il est plus facile de lutter contre les responsables identifiables des malheurs et des misères du monde que contre ce qui serait une fatalité de la guerre.

Les États-Unis ont inventé l'arme atomique et démontré sa terrifiante puissance en l'utilisant par deux fois contre les villes japonaises. Ils ont tiré profit, d'abord de leur monopole, puis de considérables capacités scientifiques et techniques appuyées sur leur richesse, pour contenir le communisme et entraîner l'Union soviétique dans la course aux armements nucléaires qui devait finalement l'épuiser économiquement. Ils gagnaient ainsi la guerre froide et défaisaient le communisme. Secondaire pendant cette phase, la prolifération est devenue pour eux une préoccupation prioritaire, les conduisant même à envisager de promouvoir l'élimination des armes nucléaires. En pratique, ils continuent de mener le jeu nucléaire, en ayant changé les règles, une fois de plus, avec leur dénonciation du Traité ABM , pour la satisfaction de leurs intérêts nationaux.

Les laborieuses négociations menées depuis plusieurs mois sur l'Irak, l'un des pays de « l'axe du mal » pour le président Bush, ont abouti, fin novembre 2002, à l'acceptation par Saddam Hussein de la résolution 1441 du Conseil de sécurité qui permet le retour des inspecteurs de l'ONU. Ce qui ne signifie pas forcément, pour paraphraser Giraudoux, que « la guerre d'Irak n'aura pas lieu ». Chargé d'une riche histoire remontant à la Mésopotamie et à Abraham, où nombre de civilisations ont été le creuset de la nôtre, terre d'Islam depuis 633, l'Irak vit, depuis son indépendance acquise en 1920, une histoire toujours aussi troublée. Après avoir engagé et perdu deux guerres, contre l'Iran, puis le Koweït, Saddam Hussein entretient depuis deux décennies des relations tendues avec l'occident et l'ONU qui le soupçonnent, depuis le terme qu'il a mis en 1988 aux contrôles effectués, de continuer à s'équiper en armes non conventionnelles. Leur élimination, comme celle de l'équipe dirigeante, ainsi que l'éventuelle substitution de l'Irak à l'Arabie Saoudite comme leur premier fournisseur de pétrole, sont pour les États-Unis autant de raisons d'une intervention, dont certains experts estiment pouvoir définir le schéma général. Tel n'est pas le cas, en revanche, pour ce que sera « l'après-Saddam », en raison des multiples inconnues qui découlent d'une situation politique intérieure très complexe, et de la diversité des éventuelles réactions de plusieurs États arabes et musulmans.

Quarante ans après la fin de la guerre d'Algérie, les séquelles de la tragédie restent présentes dans la mémoire collective des sociétés française et algérienne. En France, les Pieds-noirs et les Harkis souffrent encore de plaies non cicatrisées et provoquées par les blessures de contentieux dramatiques qui ont été particulièrement mal gérés par le pouvoir politique. Les controverses déchirantes ont aussi laissé des marques profondes au sein de la communauté militaire. En Algérie, les cruelles désillusions d'une indépendance confisquée par les nouveaux maîtres du régime ont abouti à une conjoncture de contestation généralisée qui a plongé le pays dans un marasme économique. L'opposition au système se manifeste notamment par une situation d'insécurité alarmante et l'affirmation de plus en forte d'une identité kabyle.

La société mondiale contemporaine est en pleine mutation. La complexité croissante des enjeux auxquels nous devons faire face rend les solutions et stratégies d'hier obsolètes. Nous devons adapter nos analyses, quitter les anciens paradigmes. Même collectivement, les États ne pourront à eux seuls apporter les réponses suffisantes aux problèmes rencontrés sur la planète. La situation requiert de nouvelles stratégies et l'implication positive de toutes les catégories d'acteurs, publics et privés, et particulièrement les grandes entreprises.

L'une des faiblesses structurelles de l'Union européenne réside dans son extrême difficulté à se penser comme un ensemble géopolitique, comme une entité inscrite dans l'espace et le temps. Cette myopie s'explique par trois raisons fondamentales : la protection du grand allié américain, chargé, lui, des enjeux géopolitiques, du Proche-Orient aux armes de destruction massive ; la philosophie de la construction européenne menée comme un processus démocratique, institutionnel, liant les États par des valeurs et des règles communes ; enfin, probablement, une certaine lassitude des Européens qui se sont tellement fait la guerre. Aujourd'hui, l'Union est vouée à assumer cette dimension géopolitique, d'abord parce qu'elle sera jugée comme un succès (ou un échec) historique par sa capacité (ou son incapacité) à organiser et développer sa périphérie, de l'Afrique à la Russie. L'Union européenne, profondément pacifique, ne saurait oublier qu'elle fait partie d'un monde toujours régi par la guerre.

Un autre pilier du Comité d’études de défense nationale vient de nous quitter et nous voulons dire notre tristesse de voir partir notre camarade. Lire la suite

Chroniques

Bibliographie

Pierre LEVY : Pierre Levy : Cyberdémocratie ; Odile Jacob, 2002 ; 283 pages ; Odile Jacob, 2002 ; 283 pages - François Naudin

Revue Défense Nationale - Janvier 2003 - n° 649

Revue Défense Nationale - Janvier 2003 - n° 649

Un autre pilier du Comité d’études de défense nationale vient de nous quitter et nous voulons dire notre tristesse de voir partir notre camarade.

Christian Quesnot

Octobre 2019
n° 823

L'importance stratégique des Outre-mer

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