Auteur : Hélène Carrère d'Encausse

Née en 1929

Historienne de la Russie. Secrétaire perpétuel de l’Académie française.

Docteur d’État ès Lettres. Issue d’une vieille famille géorgienne, ruinée par la Révolution russe et qui avait émigré en France, elle accède à la nationalité française à 21 ans, en 1950. Diplômée de l’IEP de Paris, docteur ès Lettres, elle est directrice de la Fondation des Sciences politiques de Paris, et elle enseigne dans diverses universités étrangères. Compte tenu de ses origines, elle se spécialise dans l’histoire de la Russie et de l’Union soviétique. La publication, en 1978, de son maître ouvrage, L’Empire éclaté, lui fait atteindre une notoriété internationale, car elle y annonce la fin inexorable de l’empire soviétique, alors au faîte de sa puissance sous Brejnev. Sollicitée par Henri Troyat, elle est élue, en 1990, au 14fauteuil de l’Académie française. Élue secrétaire perpétuel de l’Académie française en 1999, elle refuse la féminisation de son titre. Dans ses fonctions, elle s’affirme comme une farouche défenseure de la langue française et, en 2017, prend publiquement parti contre l’écriture inclusive. 

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N° 802 Été 2017 - L’ambivalence de la puissance russe - p. 7-10

Avant-propos - Russie : la confiance retrouvée - Hélène Carrère d'Encausse

La confiance retrouvée de la Russie dans son destin de puissance mondiale est le fruit de la volonté de Vladimir Poutine de redéfinir totalement une politique étrangère normalisée avec ses voisins, moins « européenne » que par le passé et davantage tournée vers l’Asie.

N° 802 Été 2017 - L’ambivalence de la puissance russe - Mémoire stratégique - p. 187-196

La pénétration soviétique au Moyen-Orient (mai 1957) - Hélène Carrère d'Encausse

L’implantation soviétique au Moyen-Orient, dont on constate actuellement les effets, est fort récente puisqu’elle n’a débuté qu’après la mort de Staline. Jusqu’alors on ne pouvait imaginer que la politique soviétique put un jour devenir « orientale » par des voies pacifiques. Le manichéisme étroit mis en honneur par Jdanov en 1948 divisait le monde en deux blocs irréductibles sans qu’il y eût place entre eux pour une troisième « voie ». Dès lors la soviétisation du Moyen-Orient ne pouvait se concevoir que par trois moyens : révolution prolétarienne violente ; éclatement des pays de populations pluri-nationales par l’action de minorités dynamiques pro-russes (Kurdes ou Azéris en Iran par exemple) ; enfin occupation militaire par l’Armée Rouge. Or, Staline, et avec lui tous les théoriciens soviétiques, n’ont jamais envisagé sérieusement de telles solutions dont ils pressentaient l’inanité. Ils ne pouvaient faire confiance aux qualités révolutionnaires d’un prolétariat local inorganisé et très limité ; ils savaient aussi que la sensibilité panarabe ou paniranienne s’opposerait toujours efficacement à un séparatisme quel qu’il soit ; enfin ils ne voulaient pas courir le risque d’une troisième guerre mondiale qu’eut inévitablement déclenchée une intervention militaire soviétique. Ces réticences sont pleinement apparues dans le refus soviétique de soutenir en Iran les mouvements séparatistes d’Azerbaïdjan et de Mahabad en 1946, et la révolution Tudéi en 1952. Lire la suite

Tribune - 19-07-2013

Le Caucase, région d’importance stratégique ? (T 410) - Hélène Carrère d'Encausse

En dépeignant de façon précise la décolonisation progressive de l’espace transcaucasien à la fin de l’empire soviétique, l’auteur dont on connaît l’expertise met en évidence la fonction centrale que lui assigne la politique du Kremlin après la guerre de 2008 dans la réaffirmation de l’autorité russe sur la scène régionale et internationale.

N° 611 Juillet 1999 - Débat - La crise russe - p. 6-7

Avant-propos - Hélène Carrère d'Encausse

N° 611 Juillet 1999 - Débat - La crise russe - p. 8-12

De l'URSS à la Russie - Hélène Carrère d'Encausse

N° 415 Novembre 1981 - La puissance soviétique est-elle sans faille ? - p. 57-70

Les failles de l'Union soviétique : le point de vue d'Hélène Carrère d'Encausse - Hélène Carrère d'Encausse

Après deux exposés consacrés au système politique soviétique, aux faiblesses des institutions et à leur avenir, il convient de réfléchir aux problèmes de la société soviétique. Peut-elle, à un moment donné, se transformer de société passive qui subit toujours en un élément actif du devenir politique de l’Union Soviétique ? Lire la suite

N° 393 Novembre 1979 - Dossier - Le conflit sino-soviétique et la déstabilisation de l'Asie - p. 17-27

Visées et possibilités de Moscou en Asie - Hélène Carrère d'Encausse

Y a-t-il un dessein soviétique continu et cohérent à propos de l'Asie ? Pour l'Union soviétique (URSS), où et à partir de quand commence la déstabilisation ? Comment modifie-t-elle alors sa stratégie ? Quels risques peut-elle prendre pour la réaliser ? Comment sa politique asiatique s'insère-t-elle dans sa politique globale ? Telles sont les questions auxquelles répond l'auteur.

N° 154 Janvier 1958 - p. 100-119

La pénétration chinoise en Asie - Hélène Carrère d'Encausse

N° 152 Novembre 1957 - p. 1668-1683

La crise de juin 1957, en URSS - Hélène Carrère d'Encausse

L’été 1957 a été marqué sur le plan des événements mondiaux par une crise — apparemment fort grave — au sein de l’U.R.S.S. Les commentaires n’ont pas manqué pour l’expliquer. La thèse la plus couramment admise fut celle d’une victoire des « libéraux » sur les « autoritaires », c’est-à-dire d’un début de démocratisation du régime ; elle fut suivie de nombreuses autres thèses toutes plus ou moins optimistes. Lire la suite

N° 147 Mai 1957 - p. 728-741

La pénétration soviétique au Moyen-Orient - Hélène Carrère d'Encausse

L’implantation soviétique au Moyen-Orient, dont on constate actuellement les effets, est fort récente puisqu’elle n’a débuté qu’après la mort de Staline. Jusqu’alors on ne pouvait imaginer que la politique soviétique put un jour devenir « orientale » par des voies pacifiques. Le manichéisme étroit mis en honneur par Jdanov en 1948 divisait le monde en deux blocs irréductibles sans qu’il y eut place entre eux pour une troisième « voie ». Lire la suite

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