Auteur : André Beaufre

(1902 – 1975)

Général d’armée.

Saint-cyrien, blessé comme sous-lieutenant dans le Rif, il est rapidement breveté. Affecté au GQG en 1939, puis à l’état-major de Weygand à Alger, il y est arrêté pour faits de résistance. Evadé de France avec Giraud le 7 novembre 1942, il sera chef d’état-major de la 4e DMM en Italie et en France, avant d’être chef du B3 de la Première Armée. Il effectue deux séjours en Indochine, dont un comme chef de cabinet de De Lattre. Il commande la 2è DIM en Algérie, puis sera nommé commandant de la « Force A » lors de l’opération de Suez. Il achève sa carrière comme représentant de la France au Groupe permanent de l’OTAN à Washington.

Certainement l’officier le plus brillant intellectuellement de sa génération, il dirigera en retraite, l’Institut Français des Etudes Stratégiques. Il s’opposera aux idées de "tout ou rien" exprimées par Gallois en matière nucléaire et prônera l’existence d’une stratégie d’action à côté et en complément d’une stratégie de dissuasion.

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N° 752 Été 2012 - p. 156-164

Otan début 1962 (février 1962)  - André Beaufre

Au début de l’année 1962, l’Otan a déjà dépassé sa dixième année. Cette durée, courte pour la vie humaine, est extrêmement longue pour une construction politique internationale, car le Monde évolue vite. La situation de 1951 est devenue de l’histoire. Celle de fin 1961 est bien différente dans la plupart des domaines. Il en résulte que l’Otan, dont le gros œuvre s’est bâti dans la première moitié des années 50, se trouve maintenant devant l’obligation de s’adapter à des problèmes nouveaux et difficiles à résoudre. Lire la suite

N° 230 Décembre 1964 - p. 1874-1881

Dissuasion et stratégie - André Beaufre

N° 219 Décembre 1963 - p. 1802-1810

Commentaires sur une conception de la stratégie - André Beaufre

Dans un livre récent, l'auteur a tenté une définition de la stratégie adaptée aux besoins de notre époque : « L’art de faire concourir la force à atteindre les buts de la politique », la force n’étant pas seulement militaire, mais comportant également tous les moyens de coercition politiques, diplomatiques et économiques. Il s’agit donc d’un élargissement de la notion de stratégie à l’ensemble des facteurs participant à la décision, c’est-à-dire l’acceptation par l’adversaire des conditions politiques que l’on veut lui imposer.

N° 213 Mai 1963 - p. 879-890

Correspondance - Pourquoi l’objectivisme ? - André Beaufre, Jean Barets, Pierre Amazy (d')

À propos de l'article de Jean Barets « Principes théoriques d'une troisième philosophie : l'objectivisme » (chapitre tiré de son ouvrage La fin des politiques) dans le numéro de janvier 1963.

N° 199 Février 1962 - p. 226-237

Otan début 1962 - André Beaufre

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