Auteur : Georges H. Gorse

(1915-2002) Diplomate et homme politique français. Ancien élève de l'École normale supérieure (ENS) et de l'École nationale d'administration (ENA), agrégé de Lettres. Il rejoint de Gaulle dès juin 1940. En 1944, il entre à l’Assemblée consultative. Il est élu député socialiste de la Vendée en 1946. Il siège à la commission des Affaires étrangères. Battu en 1951, il sera en 1956, le premier ambassadeur de France en Tunisie. En 1959, de Gaulle le nomme représentant de la France auprès de la Commission européenne. Il est député des Hauts de Seine de 1967 à 1997, sous les couleurs gaullistes. Spécialiste du monde arabe, il s’oppose à la guerre du Golfe en 1991. Il a été Directeur de la Division des Affaires économiques au Secrétariat général de la défense nationale (SGDN) puis Administrateur au ministère des Finances.

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N° 832 Été 2020 - Économie de défense : problématiques contemporaines - Mémoire stratégique - p. 144-152

Économie, finances et réarmement (août-septembre 1951) - Georges H. Gorse

Note préliminaire : L’opinion américaine s’irrite des lenteurs du réarmement des puissances européennes signataires du pacte de Bruxelles, qu’elle est portée à expliquer par l’incurie ou la mauvaise volonté. Habituée à la réussite, elle a exclu le mot impossible de son vocabulaire. Cette manière de voir est partagée en Europe par certains esprits enclins par formation à ne tenir pour réelles que les difficultés techniques. Ceux-là d’éprouver une impression de malaise, de scandale même, à lire que le problème du réarmement en Grande-Bretagne ou en France, envisagé du point de vue des finances publiques, est à peu près insoluble (1) de se faire fort de confondre l’économiste, comme jadis le sophiste qui niait la possibilité du mouvement en marchant. La logique des économistes serait-elle pour autant mise en déroute ? Lire la suite

N° 397 Mars 1980 - p. 97-110

Actualité économique - La dimension économique de la politique française de défense - Georges H. Gorse

L'auteur vient de quitter les fonctions de directeur et conseiller des Affaires économiques au Secrétariat général de la défense nationale (SGDN). Pendant un certain nombre d'années il a vécu au cœur des problèmes économiques dans la mesure où ils sont liés à la politique française de défense. C'est donc beaucoup plus en praticien qu'il nous parle qu'en théoricien. Il démonte ainsi un certain nombre de mécanismes qui existent. Il en vient à se poser la question de savoir si l'expression de « défense économique » est correcte et justifiée. Mais par delà les institutions dont il fait la critique, il fait apparaître les menaces et les défis qui amènent à rechercher une « moindre dépendance », pour que le gouvernement puisse préserver sa liberté politique de décision. C'est bien l'un des objectifs de la Défense, entendue au sens le plus large.

N° 382 Novembre 1978 - Débat - Énergie et défense - p. 55-62

Énergie et défense : organisation pétrolière française - Georges H. Gorse

N° 084 Août/Sept 1951 - p. 147-158

Économie, Finances et Réarmement - Georges H. Gorse

L'opinion américaine s'irrite des lenteurs du réarmement des puissances européennes signataires du Pacte de Bruxelles, qu'elle est portée à expliquer par l'incurie ou la mauvaise volonté. Habituée à la réussite, elle a exclu le mot impossible de son vocabulaire. Cette manière de voir est partagée en Europe par certains esprits enclins par formation à ne tenir pour réelles que les difficultés techniques. Ceux-là d'éprouver une impression de malaise, de scandale même, à lire que le problème du réarmement en Grande-Bretagne ou en France, envisagé du point de vue des finances publiques, est à peu pris insoluble (voir l'étude de l'économiste britannique C. F. Carter intitulée « Réarmement et Finances publiques » publiée dans la revue Public Finances n° 3, 1950) de se faire fort de confondre l'économiste, comme jadis le sophiste qui niait la possibilité du mouvement en marchant. La logique des économistes serait-elle pour autant mise en déroute ? Lire la suite

N° 072 Juillet 1950 - p. 12-23

Que reste-t-il du Plan Monnet ? - Georges H. Gorse

Le sens du Plan Monnet n’a pas toujours été exactement reconnu. La responsabilité n’en incombe certes pas au Commissariat du Plan, qui a eu un souci constant d’informer l’opinion, estimant que cette confiance témoignée aux capacités de jugement de chaque citoyen était le propre d’une démocratie digne de ce nom. De plus, le Commissariat n’a pas ménagé ses efforts pour intéresser à l’œuvre toutes les forces vives de la nation, entrepreneurs, techniciens, ouvriers. Mais cette popularité a peut-être nui au plan, car elle a suscité à son égard des prises de position fondées, non sur une appréciation des mérites intrinsèques de l’œuvre, mais sur des éléments passionnels. Dans les articles de presse, comme à la tribune du Parlement, le débat a, la plupart du temps, dévié ; les opinions se sont affrontées sur l’idée du planisme, prôné par les uns, abhorré par les autres, comme le système d’organisation économique correspondant à un certain ordre politique et social. Lire la suite

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