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Janvier 1940 - n° 008

Les temps que nous vivons veulent d’autres souhaits que ceux, à la fois touchants et banals, qu’on échange d’ordinaire aux derniers jours de l’an. De nos amis étrangers, nous attendons un élan de cœur, l’assurance qu’ils distinguent entre ceux qui veulent dominer le monde et ceux qui défendent l’indépendance des nations, entre ceux qui ne connaissent d’autre recours que la violence unie au mensonge et ceux qui ont confiance dans la valeur éternelle du droit, entre ceux qui ont déchaîné la guerre et ceux qui, au prix de leur sang, travaillent à préparer la paix dans la justice. Lire la suite

  p. I-III

À cette dernière revue du 14 juillet qui fut triomphale, où les troupes anglaises furent acclamées, nos chasseurs à pied, au pas rapide, à l’allure dégagée, balancèrent dans la faveur publique la Légion étrangère, les tanks ou les gardiens de la ligne Maginot. Ils flattent le goût français par l’élégance, la promptitude et cet élan qui brise les obstacles. Si, parmi leurs bataillons, je détache ceux des chasseurs alpins, c’est uniquement parce que je les connais davantage. Au temps où j’étais officier de réserve, j’ai pris part, dans mes Alpes de Savoie, en Maurienne, à des manœuvres où je les retrouvais, appartenant moi-même au bataillon alpin de ce 97e régiment d’infanterie que je devais rencontrer dans la guerre défendant le Plessis-de-Roye devant Lassigny. Leur histoire réclamerait un volume : je me contenterai de rappeler leurs origines, leurs chefs, leurs hommes et cet esprit de corps qui les anime. Lire les premières lignes

  p. 3-19
  p. 21-30
  p. 31-39

Le patriotisme est pour nous une idée claire ; elle implique la notion d’un territoire défini par les frontières politiques de notre pays et l’intelligence de la solidarité des hommes qui l’occupent ; elle est faite des souvenirs de notre histoire et, pour l’avenir, de la volonté de continuer à régler nos destins nous-mêmes, entre nous. Notre terre, nos traditions, nous savons que nous les avons reçues de nos pères et nous avons le souci de les transmettre intactes à nos descendants. « Pour que vive la patrie, chaque Français consent à mourir. » Lire les premières lignes

  p. 41-56

L’auteur peint le déclin du droit international dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale. Cependant, malgré une régression, celui-ci survit dans les rapports entre les belligérants et les neutres. Lire les premières lignes

  p. 57-78

Les enseignements de la guerre 1914-1918 avaient montré que, malgré les conventions internationales, les monuments d’art pas plus que les formations sanitaires n’échappaient aux attaques et aux déprédations de nos ennemis sous prétexte que ces édifices pouvaient servir à des buts militaires. Je ne rappellerai, à titre d’exemple, que les sauvages bombardements dont la cathédrale de Reims a été l’objet. Lire les premières lignes

  p. 79-87
  p. 89-96
  p. 97-109

Chroniques

Le mois de novembre n’a été marqué par aucune opération importante. Les armées, dit-on, ont pris leurs quartiers d’hiver. Formule évocatrice, sans doute, mais qui risque de donner une idée tout à fait inexacte de l’intensité et de l’ampleur des efforts actuellement prodigués par toutes les forces de défense pour le salut du pays. Lire la suite

  p. 111-112
  p. 113-116
  p. 117-120
  p. 121-126
  p. 127-131
  p. 132-136

Revue Défense Nationale - Janvier 1940 - n° 008

Revue Défense Nationale - Janvier 1940 - n° 008

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