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Juillet 1969 - n° 280

Le 22 décembre 1894, le captaine Dreyfus est condamné au bagne pour intelligence avec l'ennemi. Il est dégradé le 5 janvier 1895. Il n'a pourtant de cesse de clamer son innocence. Le 21 juillet 1906, le chef d'escadron Dreyfus est réhabilité et fait chevalier de Légion d'honneur au cours d'une cérémonie à l’École militaire : retour sur l’Affaire qui a secoué la France. Lire les premières lignes

  p. 1125-1143
  p. 1144-1151
  p. 1152-1163
  p. 1164-1180
  p. 1181-1189
  p. 1190-1212
  p. 1213-1219
  p. 1220-1232
  p. 1233-1237
  p. 1238-1245
  p. 1246-1262
  p. 1263-1273

Chroniques

La politique française ayant été dominée par la campagne présidentielle, et la politique allemande étant hypothéquée par les prochaines élections législatives, l’activité des organisations européennes a, durant le mois de mai, été particulièrement réduite. Certes, les réunions qui avaient été prévues se sont tenues, mais sans grande conviction, tout s’étant passé comme si, de tous côtés, on considère qu’il faut maintenant attendre l’automne. Toutefois, sur le plan communautaire avec une proposition de la Commission de Bruxelles, sur le plan politique avec une suggestion de M. Strauss, la nature même de l’Europe s’est trouvée placée au centre de nombreuses discussions, et quelques grands débats se trouvent ainsi « relancés ». Lire la suite

  p. 1274-1280

États-Unis Lire la suite

  p. 1281-1287

L’exercice Datex Lire la suite

  p. 1287-1294

Allemagne fédérale (RFA) : Situation de la Marine Lire la suite

  p. 1295-1301

Coup d’État militaire au Soudan Lire la suite

  p. 1301-1305

Bibliographie

Robert Cassagnau : Le méridien de Bordeaux  ; Éditions France-Empire, 1969 ; 441 pages - Jean Némo

Préfacé par M. Chaban-Delmas, maire de Bordeaux et alors président de l’Assemblée nationale, le livre de Robert Cassagnau est une histoire des grands événements nationaux qui ont eu pour cadre le grand port et rappellent aux Français de douloureux souvenirs : l’installation du Gouvernement à Bordeaux en 1871, en 1914 et en 1940, a marqué de tragiques étapes dans la vie de notre pays. Heureusement, l’auteur mêle à son récit de nombreuses notations personnelles où apparaît l’amour qu’il porte à sa ville, « Versailles fluvial, Pétersbourg, Lisbonne et Venise ». Ainsi la stricte objectivité historique se trouve-t-elle agrémentée de poésie et de ferveur locales ; ainsi, dans un cadre régional bien particulier, les préoccupations nationales viennent-elles prendre leur place en élargissant les dimensions habituelles des préoccupations locales. Lire la suite

  p. 1306-1306

Collectif (présenté par Jacques Godechot) : Napoléon  ; Éditions Albin Michel, 1969 ; 448 pages - Jean Némo

Après un répertoire des chefs d’État européens tout au long du XIXe siècle, une longue étude de Jacques Godechot sert de présentation à des extraits divers concernant la vie de Napoléon : des jugements portés sur l’homme et sur son œuvre par Metternich (ministre des Affaires étrangères de l’Empire d’Autriche), Godoy (secrétaire d’État espagnol), Walter Scott (écrivain et historien écossais) et le pasteur américain Channing, et différents récits relatifs à l’incendie de Moscou et à la détention de Napoléon à Sainte-Hélène. L’ensemble pourrait paraître hétéroclite ; aucune préface n’explique la réunion de textes peu homogènes dont la lecture donnerait de Napoléon une impression très mitigée, s’il se trouvait des lecteurs qui ne connaissent pas le héros. Mais la conclusion la plus claire est exprimée par la composition même du livre ; il est difficile sinon impossible de juger Napoléon : toute opinion reste subjective. Lire la suite

  p. 1306-1307

Louis de Villefosse et Janine Bouissounouse : L’opposition à Napoléon  ; Éditions Flammarion, 1969 ; 419 pages - Jean Némo

« Non, décidément, ce n’est pas le respect du Droit qu’il a enseigné à l’Europe, c’est la religion de la force ». Cette phrase, à la dernière page de cet important volume, nous semble en résumer clairement l’esprit. Les auteurs ont voulu démontrer comment et par quelles méthodes des hommes les plus divers, dans les différents pays européens, et tout particulièrement en France évidemment, ont voulu combattre le totalitarisme de plus en plus absolu du Premier Consul et de l’Empereur, et sauver la Liberté et le Droit. Laissons volontairement de côté le récit des oppositions royalistes et jacobines, de même que les tentatives de révolte des généraux, qui ont marqué la période napoléonienne, surtout dans sa première partie. Attachons-nous plutôt à l’histoire infiniment plus complexe des intellectuels. Lire la suite

  p. 1307-1308

Images choisies et commentées par Jean-Claude Quennevat : Les Vrais Soldats de Napoléon  ; Éditions Sequoia-Elsevier, 1968 ; 224 pages - L. R.

Les Vrais Soldats de Napoléon ne sont ni sur les tableaux des peintres officiels de l’Empire ni dans les vitrines des collectionneurs de figurines historiques. Nous ne connaissons généralement d’eux que leur aspect « glorifiés », installé sur le piédestal d’immortalité qu’on réserve aux héros. Nous les imaginons facilement la tête haute, dans un ordre impeccable, revêtus du brillant uniforme dont le « règlement » donne une description minutieuse. Lire la suite

  p. 1308-1308

Les Cahiers du Capitaine Coignet  ; Éditions Hachette, 1968 ; 357 pages - Jean Némo

Tout le monde connaît le titre de cet ouvrage célèbre. Il est moins certain que tout le monde l’ait lu, sinon en extraits plus ou moins larges. La présente édition, que présente et préface M. Jean Mistler, de l’Académie Française, est la première version intégrale (à quelques courts passages près), des souvenirs du fameux grognard. Voilà une occasion de lire ou de relire ces pages, dans lesquelles il ne faut pas espérer trouver de hautes spéculations sur la politique et sur la stratégie. Coignet raconte ce qu’il a vu et ce qu’il a fait, énumère plus volontiers les bouteilles qu’il a eu l’occasion de boire au cours de ses étapes à travers l’Europe que les effectifs mis en ligne dans les combats auxquels il a assisté – pratiquement toutes les batailles napoléoniennes depuis Marengo jusqu’à Waterloo : il insiste davantage sur les petites misères de la vie militaire et sur ses modestes satisfactions que sur l’exaltation des victoires. Il raconte avec la même simplicité Austerlitz et la Bérézina, et ne manque pas de dépeindre le sort lamentable des « demi-soldes » dont il fut. Lire la suite

  p. 1308-1309

Trotsky : Écrits militaires. T. I : Comment la Révolution s’est armée  ; Éditions de l’Herne, 1967 ; 1000 pages - Jean Némo

On peut prédire, presque à coup sûr, que Trotsky sera pour nos successeurs l’un des principaux auteurs militaires de notre époque. Membre du Bureau politique du Parti communiste, président du Comité révolutionnaire de Guerre, c’est-à-dire du Haut État-Major soviétique, il eut à diriger les opérations qui, tout au début du régime, assurèrent le succès de celui-ci contre ses ennemis de l’intérieur. Son œuvre militaire est immense. Elle a pour caractéristique d’avoir été écrite en pleine action, au moment où s’organisait l’Armée rouge et où se livraient les combats. Ce n’est donc pas une œuvre rédigée à loisir, dans le silence d’un bureau ; tout au contraire, elle est faite d’études urgentes, de proclamations, de rapports fort nombreux, dont l’analyse demande une longue attention. Elle a un souffle particulièrement puissant, celui d’un créateur enthousiaste et lucide. Lire la suite

  p. 1309-1310

Général Charles Mast : Histoire d’une rébellion. Alger : 8 novembre 1942   ; Éditions Plon, 1969 ; 522 pages - L. R.

Dans quelques années les rangs de l’active ne compteront plus d’officiers ayant vécu les événements de novembre 1942 et dont le destin a été changé par le succès du débarquement allié en Afrique du Nord. Le moment est donc bien venu pour le général Mast, qui fut du côté français l’un des principaux acteurs de cette opération, de nous livrer son témoignage : on peut espérer que les passions jadis déchaînées par ces combats seront suffisamment apaisées pour que la vérité se fasse jour sans que personne ne se sente jugé ni condamné pour autant. En tout cas l’auteur s’est acquitté de ce devoir avec une objectivité à laquelle on rendra hommage. Lire la suite

  p. 1310-1311

André-Roger Vasseur : Boulogne 1944. Jusqu’au dernier  ; Presses de la Cité, 1969 ; 280 pages - L. R.

Dans le réduit de Boulogne-sur-Mer protégé par des champs de mines et défendu par des batteries côtières redoutables, la garnison allemande sous les ordres du lieutenant-général Heim résiste avec acharnement. La capture du port est cependant une nécessité vitale pour l’arrivée de la logistique de l’armée britannique et tout particulièrement pour le ravitaillement en carburants. Le 6 septembre 1944, le Maréchal Montgomery donne l’ordre à la 3e Division canadienne du major-général Daniel Charles Spry de s’emparer de Boulogne. Ils y parviendront le 22 septembre au prix de combats héroïques et non sans l’aide des résistants français. C’est leur épopée et le martyre de la ville de Boulogne ravagée par les combats que l’auteur, lui-même officier de réserve et grand mutilé, nous retrace à l’aide notamment des témoignages allemands et canadiens recueillis après la guerre. Son œuvre est un témoignage de fidélité à l’amitié franco-canadienne. ♦

  p. 1310-1310

P. de Bosmelet : L’Armée éducatrice  ; L’Armée éducatrice, 1969 ; 180 pages - L. R.

Préfacé par le général d’armée Fernand Gambiez, cet ouvrage composé avec la collaboration du SIECA (Service d’information et de cinématographie des armées) s’adresse d’abord aux jeunes gens qui envisagent la préparation aux concours des grandes écoles militaires mais aussi à ceux qui, sans viser des buts aussi élevés, désirent néanmoins bénéficier de la formation professionnelle très variée que peuvent leur offrir les nombreuses Écoles militaires préparatoires des trois armées Terre, Air, Marine. Elles leur offrent en effet, la possibilité soit de s’orienter définitivement vers l’Armée soit d’opter, après accomplissement d’un certain temps de service, pour un reclassement avec qualification dans la vie civile. Ces avantages très substantiels sont trop souvent ignorés des jeunes gens et de leurs familles. L’ouvrage de P. de Bosmelet constitue à cet égard un guide très précieux donnant des renseignements valables et détaillés sur ces Écoles et sur les possibilités qu’elles ouvrent aux jeunes gens. Lire la suite

  p. 1312-1312

Revue Défense Nationale - Juillet 1969 - n° 280

Revue Défense Nationale - Juillet 1969 - n° 280

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