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Décembre 1969 - n° 284

DEPUIS l’élection présidentielle de juin dernier et la mise en place du Gouvernement de M. Chaban-Delmas, les déclarations officielles concernant la Défense sont assez rares pour que l’on prête une particulière attention à celles que vient de faire le Président de la République en ouvrant, le 3 novembre, la 22e session de l’Institut des hautes études de défense nationale. Mais tout autant que la substance de ses propos c’est la signification même de l’acte accompli par le Président qu’il convient de dégager d’abord. Lire la suite

  p. 1941-1944
  p. 1945-1954
  p. 1955-1985
  p. 1986-1993
  p. 1994-2011

Dans la conjoncture actuelle, quand on a vingt ans et lorsque toutes les perspectives s’ouvrent devant soi, s’engager dans une carrière d’officier suppose une conviction assez forte pour que la volonté de servir domine la tentation du profit. Y persévérer, une fois passées les premières ardeurs et dissipées les premières illusions, exige une conviction renouvelée, faite de la certitude d’une mission à remplir. Fondée sur une vision ambitieuse du destin national et sur une conception élevée du devoir, la vocation militaire exclut la résignation et l’indifférence. Lire les premières lignes

  p. 2012-2021
  p. 2022-2027
  p. 2028-2038
  p. 2039-2046
  p. 2047-2062

À quelques semaines d’intervalle, deux écrivains connus par leurs nombreuses études sur le monde communiste viennent de publier des ouvrages dont l’objet est différent, mais qui se complètent particulièrement bien pour donner une vue précise de la conquête et de l’exercice du pouvoir dans les pays de l’Europe orientale. Lire les premières lignes

  p. 2063-2074

Chroniques

Le 24 octobre 1929, voici donc 40 ans, se déclenchait à la Bourse de New York la crise la plus cruelle, la plus longue, la plus lourde de conséquences de l’histoire du capitalisme. John Rockefeller, Pierpont Morgan, Ford, tous les noms magiques dans l’ordre de l’argent y étaient mêlés. Après des millions d’Américains, des millions d’Européens furent entraînés. Ce fut le tristement célèbre « Jeudi noir ». La Seconde Guerre mondiale eût-elle éclaté sans les répercussions de cette crise financière ? Il est difficile de répondre à cette question, mais il est bien certain que les bouleversements et les crises provoqués par cette crise favorisèrent les forces qui devaient, dix ans plus tard, aboutir à la Seconde Guerre mondiale. Lire les premières lignes

  p. 2075-2081

Le potentiel comparé des forces armées dans le monde (The Military Balance 1969-1970) Lire les premières lignes

  p. 2081-2095

Le Pentagone face aux problèmes budgétaires Lire les premières lignes

  p. 2095-2100

Dans la marine française : le projet de budget 1970 Lire les premières lignes

  p. 2100-2105

En Zambie, la nationalisation récente des mines de cuivre est un test capital pour l’avenir du pays Lire les premières lignes

  p. 2105-2110

Bibliographie

Alfred Grosser : Au nom de quoi ? Fondements d’une morale politique  ; Éditions du Seuil, 1969 ; 336 pages

J’agis et je porte des jugements sur les actions d’autrui. J’approuve et je désapprouve. Au nom de quoi ? Je choisis, je préfère. Par référence à quelles valeurs ? Je reste à l’écart ou je me joins à d’autres. À quels autres ? Au nom de quelles solidarités ? Lire la suite

  p. 2111-2111

Guy Héraud : Les principes du fédéralisme et la fédération européenne  ; Presses d’Europe, 1968 ; 155 pages - Charles Melchior de Molènes

Professeur à l’Institut européen des hautes études internationales à Nice, dirigeant les cours du Collège universitaire fédéraliste d’Aoste, Guy Héraud a également, et peut-être surtout, une chaire de droit public à Strasbourg, ville dont la présence du Conseil de l’Europe fait un observatoire privilégié pour les analystes et historiens du processus, hélas trop lent, qui conduit notre vieux continent à son indispensable unification. Lire la suite

  p. 2111-2112

Edmond Jouve (préface de Maurice Duverger) : Le général de Gaulle et la construction européenn  ; Librairie générale de droit et de jurisprudence, 1967 ; 880 pages et 970 pages - Charles Melchior de Molènes

Le thème de l’Europe et de son unité a tenu une place importante dans la pensée et l’action du fondateur de la Ve République, au moins depuis qu’en 1940, aux termes de ses propres Mémoires de guerre, il « entra dans l’aventure comme un homme que le destin jette hors de toutes les séries ». Lire la suite

  p. 2112-2113

Jean-Jacques Ribas : La politique sociale des Communautés européennes  ; Dalloz et Sirey, 1969 ; 746 pages - Jean Némo

L’auteur, professeur à l’Université de Louvain, est directeur de la Sécurité sociale et de l’Action sociale à la Commission des communautés européennes et traite par conséquent d’un sujet qui lui est particulièrement familier. Lire la suite

  p. 2113-2114

Jules Moch : Destin de la paix  ; Éditions du Mercure de France, 1969 ; 300 pages - Jean Némo

« Le destin de la paix passe par le désarmement ». C’est la phrase-clé de ce livre dont l’objet est de résumer le long historique des tentatives faites pour assurer le désarmement, depuis les origines, mais surtout au cours des 20 dernières années, mais un historique dans lequel Jules Moch fait passer le souffle de sa certitude – on pourrait mieux dire de sa foi. Lire la suite

  p. 2114-2114

On n’a certainement pas oublié les colloques de Caen et d’Amiens au cours desquels les principes d’une réforme de l’enseignement ont été posés par les enseignants eux-mêmes et les représentants des nombreux groupes sociaux ou professionnels directement intéressés par les questions relatives à l’enseignement. Lire la suite

  p. 2114-2115

Robert Catherine et Guy Thuillier : Introduction à une philosophie de l’administration  ; Armand Colin, 1969 ; 376 pages - Jean Némo

Est-ce à une philosophie ou à une analyse spectrale de l’administration que nous conduisent les auteurs ? Ou nous présentent-ils une suite de portraits et de caractères que l’aisance et la causticité du style apparentent à ceux de La Bruyère ? N’est-ce pas plus simplement une description interne de l’administration et des administrateurs, à laquelle manquerait un volet qui montrerait l’administré dans ses aspects multiples ? Lire la suite

  p. 2115-2115

Lorsque le pouvoir législatif l’emporte sur le pouvoir exécutif, celui-ci n’a plus l’autorité suffisante pour imposer à l’administration les mesures qu’il entend prendre. L’administration prend alors à sa place de nombreuses décisions ; son pouvoir et son influence s’accroissent. Lire la suite

  p. 2115-2116

Louis-Edmond Hamelin : Le Canada  ; Puf, 1969 ; 302 pages - Jean Némo

Le vocabulaire employé par l’auteur convaincra vite que la géographie est bien une science. Sans doute aurait-il été possible et facile, sans nuire à la qualité de cette étude, de la rendre d’une lecture plus aisée et plus attrayante. Lire la suite

  p. 2116-2116

Marcel Rioux : La question du Québec  ; Seghers, 1969 ; 198 pages - Jean Némo

La langue, la religion et les traditions ont formé une nation que les événements de l’histoire et l’entreprise systématique d’assimilation par des étrangers n’ont pu faire disparaître. Cette nation veut être indépendante et a tous les droits de l’être ; elle serait économiquement viable, mais surtout, en trouvant son unité et sa liberté d’action, elle atteindrait enfin les conditions de son plein épanouissement. Lire la suite

  p. 2116-2117

Fernand Go : Et Mao prit le pouvoir  ; Flammarion-Match, 1969 ; 334 pages - Jean Némo

L’auteur s’est attaché surtout, par un reportage fait en utilisant de nombreux témoignages, à restituer l’ambiance du dernier acte de la prise du pouvoir par les communistes en Chine. Il ne s’agit donc pas d’histoire, mais d’une suite de tableaux pris sur le vif. Le récit est alerte et neutre du point de vue politique : il se lit très aisément.

  p. 2117-2117

Mao Zedong (traduit et commentées par Guy Brossolet) : Poésies complètes  ; Éditions de l’Herne, 1969 ; 134 pages - Jean Némo

Les 38 poèmes de Mao Zedong seraient à peu près incompréhensibles pour un Occidental s’ils n’étaient accompagnés de commentaires précis qui en expliquent le sens et le symbolisme. Guy Brossolet, qui a traduit la majeure partie de ces très courts poèmes et assuré la présentation de l’ensemble, permet au lecteur de situer chacun d’eux dans la carrière de l’illustre homme d’État chinois et d’éclairer ainsi le personnage d’une lumière souvent inattendue. C’est un service et une réussite qu’il convenait de souligner.

  p. 2117-2117

Frank E. Trout : Morocco’s Saharan Frontiers  ; Bibliothèque africaine de la Librairie Droz à Genève, 1969 ; 561 pages (en anglais) - H. M.

Résultat, nous apprend l’avant-propos, de huit années de recherches entreprises, sous la direction du Professeur E. Trout, de l’université Harvard et sous les auspices du Comité d’études africaines de l’université Yale, par Frank E. Trout et deux autres collaborateurs, cet important ouvrage constitue, à notre connaissance, l’étude la plus fouillée sur une question à laquelle nous avons eu l’occasion de consacrer, ici même, plusieurs articles au moment de l’indépendance marocaine, et qui demeure d’actualité. Lire la suite

  p. 2118-2119

Henri Guillemin : Napoléon tel quel  ; Trévise, 1969 ; 155 pages. - Jean Némo

Chef de gang, bandit, forban, Napoléon a mené sa famille à l’assaut de la France, en a pillé le trésor, fait mourir les hommes, n’ayant jamais craint que la clique de banquiers capitalistes qui l’avaient hissé au pouvoir, mais ayant su berner l’Église, le peuple, et plus tard les historiens. Les documents sont heureusement là pour permettre de dénoncer le personnage qui a ainsi dupé des générations ; il n’est que de les consulter, de les interpréter comme ils doivent l’être, et tout s’éclaire enfin. Lire la suite

  p. 2119-2119

Guido Artom : Napoléon est mort en Russie  ; Robert Laffont, 1969 ; 256 pages - Jean Némo

Ce récit anecdotique de la conspiration du général Malet, directement et simplement centré sur son objet et dépourvu de toute considération sur la philosophie des événements, est mené avec entrain, avec humour et sans doute une certaine sympathie pour celui qui sut imposer, pendant quelques heures à des unités de la garnison de Paris, la croyance en cette mort qu’il avait inventée de Napoléon tombé sous les murs de Moscou. Lire la suite

  p. 2119-2120

Revue Défense Nationale - Décembre 1969 - n° 284

Revue Défense Nationale - Décembre 1969 - n° 284

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.