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Octobre 1975 - n° 348

En la personne du général de corps d’armée Henri Freydenberg, Grand-Croix de la Légion d’Honneur, qui s’est endormi dans la paix du Seigneur le 20 août dernier à près de 99 ans, le Comité d’études de défense nationale et notre Revue ont perdu le doyen de leurs présidents d’honneur. Lire la suite

  p. 4-4

Conférence du Chef d'état-major de la Marine le 12 avril 1975 à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).  Les trois parties faisant l’objet de cette conférence répondent aux différentes questions posées par les auditeurs pour être regroupées dans l’exposé dont nous publions ici les principaux extraits : Lire la suite

  p. 5-21
  p. 23-38
  p. 39-54
  p. 55-63
  p. 65-77
  p. 79-91
  p. 93-101
  p. 103-109
  p. 111-116
  p. 117-134
  p. 235-144
  p. 145-163

Chroniques

  p. 165-170
  p. 171-174
  p. 175-180
  p. 181-182
  p. 183-185
  p. 186-189
  p. 190-195
  p. 196-198

Bibliographie

Jean Cau : Pourquoi la France ?  ; Éditions de la Table Ronde, 1975 ; 158 pages - Serge Vinçon

Un pamphlet d’une virulence extrême. Selon Jean Cau, nous sommes submergés par les produits culturels et matériels du Goliath américain et nous sommes en train d’y perdre notre âme. Le communisme soviétique attend patiemment son heure et s’installera en vainqueur sur les ruines de cette France que nous n’aurons pas su défendre. Quant à l’Amérique « sachez-le, Européens, jamais, jamais plus elle n’enverra ses soldats défendre les éventaires et les boutiques des marchands qu’elle a installés sur votre sol. Ceux-ci replieront leurs tentes en hâte, ramasseront leur verroterie et leurs brassées de dollars et s’enfuiront avec le dernier avion ». Tel est le ton de ce petit ouvrage dont les excès et les outrances d’expression gâchent malheureusement une thèse qui eut mérité une défense plus objective. Car l’auteur a bien raison de poser la question « Pourquoi la France ? » et de répondre : « Mais pour qu’elle vive ! ». S’il ne nous indique pas quelle voie elle doit suivre pour rester elle-même tout en épousant son siècle, il a du moins le mérite de nous montrer celles où elle a toutes les chances de se perdre. ♦

  p. 199-199

Jean-Pierre Cot et Jean-Pierre Mounier : Pour une sociologie politique. Tome I et Tome II  ; Éditions du Seuil, 1974 ; 256 et 250 pages - André Nolde

Le fait que cet ouvrage ait été publié dans une collection « qui s’adresse à l’honnête homme » et qui vise – en particulier par son format de poche – à une assez large diffusion, ne doit pas faire illusion : Pour une sociologie politique ne débordera sans doute pas, ou à peine, le cadre universitaire (professeurs et étudiants), auquel il était primitivement destiné sous la forme de feuilles polycopiées accompagnant un cours oral et des travaux dirigés de sociologie politique à l’Université de Paris I. Lire la suite

  p. 199-200

René Maury : Pour comprendre la crise  ; Éditions Albin Michel, 1974 ; 271 pages - J. P.

L’ouvrage du Professeur Maury est un livre sérieux, voire sévère dans ses analyses comme dans ses conclusions. Il est aussi, et surtout, un livre de combat. La crise de l’énergie donne, en effet, à l’auteur l’occasion de passer en revue tous les problèmes de notre société. Non seulement, pour lui, les difficultés posées par le renchérissement des matières premières et le dérèglement du système monétaire international ne sauraient être surmontées à bref délai dans le cadre de simples politiques conjoncturelles, mais encore – si nous nous n’y prenons garde rapidement – les fondements de notre civilisation risquent d’être gravement menacés Lire la suite

  p. 200-200

Michel Rocard : Propositions pour sortir de la crise  ; Éditions du Cerf, 1974 ; 132 pages - André Nolde

Rédigé sous la direction de Michel Rocard par un groupe d’experts économiques du PSU (Parti socialiste unifié), ce petit ouvrage a peu de chances d’atteindre le grand public du fait de son caractère fragmentaire et très technique. En six chapitres, consacrés respectivement à l’énergie, à la planification, au budget, au crédit, à la fiscalité et au téléphone, les spécialistes de l’équipe Rocard nous présentent leur analyse des causes de la crise actuelle et leurs propositions pour y remédier. Les mesures qu’ils envisagent sont à prendre dans le cadre du système économique existant, mais sont imaginées de façon à constituer des étapes, permettant de déboucher ultérieurement vers un socialisme autogestionnaire, dont le contenu d’ensemble n’est pas, pour le moment, autrement précisé. L’ouvrage « n’a [donc] pas pour ambition de présenter sur tous les problèmes actuels une alternative globale ». Lire la suite

  p. 200-201

Dominique Lapierre et Larry Collins : Cette nuit la liberté  ; Éditions Robert Laffont, 1975 ; 558 pages - A. L.

Coproduction franco-américaine, cet ouvrage écrit par deux journalistes fait penser à un film à grande mise en scène : 410 millions de figurants s’agitant sur le vaste sous-continent indien au moment de l’indépendance et quatre acteurs d’une valeur exceptionnelle : Mountbatten, dernier vice-roi des Indes puis gouverneur général, Gandhi, le père de la nation indienne, Nehru, son disciple, chef du gouvernement de l’Inde indépendante et Jinnah, premier gouverneur général du Pakistan. Lire la suite

  p. 201-202

Benoist Mechin : Fayçal, roi d’Arabie  ; Éditions Albin Michel, 1975 ; 302 pages - André Nolde

Le talent de conteur de Benoist-Méchin fait toujours merveille, même lorsqu’il s’agit, comme c’est ici le cas, d’un ouvrage de circonstance, hâtivement écrit, sans doute pour tirer parti sur le plan publicitaire des remous suscités par le récent assassinat de « l’homme le plus riche du monde », l’austère et mystique souverain de l’Arabie saoudite. Lire la suite

  p. 202-202

Claude Bourdet : L’aventure incertaine. De la Résistance à la Restauration  ; Éditions Stock, 1975 ; 478 pages - J. De

Après La nuit finira de Henry Frenay et Le temps des passions de Francis Closon, voici en peu de mois un troisième témoignage capital sur la Résistance française publié par un acteur ayant assumé des responsabilités « au sommet » pendant la clandestinité. Fils de grand bourgeois (son père Édouard est dramaturge célèbre et administrateur de la Comédie française en 1939), Claude Bourdet, ingénieur de formation, militait dans les organisations antifascistes et entra au cabinet d’un ministre du Front populaire en 1936. Lire la suite

  p. 202-203

Duc de Castries : La France et l’indépendance américaine  ; Librairie Académique Perrin, 1975 ; 380 pages - P. G.

Le duc de Castries, historien connu, membre de l’ordre héréditaire de Cincinnatus [NDLR 2020 : fondé par George Washington en 1783 et composé de ceux qui s’étaient distingués pendant la guerre d’indépendance des États-Unis], nous conte dans ce livre les débuts difficiles de la démocratie américaine où se mêlent tout à la fois les questions diplomatiques, économiques et militaires. Lire la suite

  p. 203-204

André Latreille : L’ère napoléonienne  ; Éditions Armand Colin, 1974 ; 378 pages - P. R.

Il convient de signaler tout particulièrement à l’attention des amateurs de l’époque napoléonienne l’excellent ouvrage du professeur André Latreille. L’abondance des livres consacrés à cette période risquerait de le faire passer inaperçu ce qui serait fort dommage puisqu’il apporte justement une réponse pertinente à la plupart des questions que peuvent se poser les connaisseurs ou les profanes qui désirent dépasser le côté événementiel des choses. Lire la suite

  p. 204-204

Gaston Palewski : Hier et aujourd'hui  ; Éditions Plon, 1975 ; 314 pages - P. R.

Sous ce titre, M. Gaston Palewski a regroupé les « Propos » qu’il avait publiés chaque mois, en 1974, dans la Nouvelle Revue des Deux Mondes. Le volume ainsi composé ne contient donc rien d’inédit. Mais ces commentaires sur les événements, lus un an après leur parution, prennent parfois un relief inattendu. Et pourtant un tel exercice pouvait être périlleux, car un délai d’un an est suffisant pour émousser l’intérêt de l’actualité mais non pour donner à ces textes la patine de l’histoire. Gaston Palewski triomphe brillamment de cette épreuve, ne serait-ce que par sa personnalité qui transparaît à la lecture de ces pages. Lire la suite

  p. 205-205

Jacques Vendroux : Ces grandes années que j’ai vécues  ; Éditions Plon, 1975 ; 376 pages - André Nolde

Second volet d’un diptyque intitulé Souvenirs de famille et journal politique, le présent volume, couvrant la période 1958-1970, est consacré au retour au pouvoir du général de Gaulle (1). Ce n’est pas l’œuvre d’un mémorialiste, qui profite d’un certain recul des événements pour réfléchir sur leur sens et leur portée. C’est plus exactement un carnet (fort épais d’ailleurs), où les événements et les premières réactions qu’ils provoquent chez l’auteur sont consignés au jour le jour, dans l’ordre chronologique et en quelque sorte à l’état brut (apparemment, du moins). Lire la suite

  p. 205-206

Léonce Peillard : La bataille de l’Atlantique. Tome II : La victoire des chasseurs (1942-1945)  ; Éditions Robert Laffont, 1974 ; 350 pages - Y. B.

Au cours de l’année 1942, ce sont 7 800 000 tonnes de navires marchands alliés qui sont perdus sur les divers théâtres d’opérations. Sur ce total, 6 300 000 t sont le fait des seuls sous-marins allemands dont 87 étaient coulés pendant la même période. Lire la suite

  p. 206-206

Revue Défense Nationale - Octobre 1975 - n° 348

Revue Défense Nationale - Octobre 1975 - n° 348

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

Revue Défense Nationale - Octobre 1975 - n° 348

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