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Octobre 1978 - n° 381

À l’occasion de la VIe Exposition navale qui doit se tenir au Bourget du 23 au 28 octobre prochains et se prolonger le 30 octobre à Brest par une présentation statique et dynamique des matériels en service dans la Marine nationale, nous consacrons l’essentiel du présent cahier à certains aspects importants de nos forces navales. Avant de présenter à nos lecteurs les articles de l’amiral Lannuzel, du vice-amiral Accary, du contre-amiral Lacoste et du capitaine de vaisseau Beaussant, nous avons pensé qu’il était opportun de replacer ces problèmes de notre marine nationale dans le cadre plus général d’une nécessaire politique française de la mer. Lire la suite

  p. 17-30

Le texte qui suit est extrait de notes prises par un auditeur à la Conférence donnée par l’amiral Lannnzel à l’IHEDN le 24 avril 1978. Le Chef d’état-major de la marine souligne ici la contribution de notre marine à la sécurité et à la défense des approches maritimes de notre territoire et le soutien qu’apportent nos forces navales, par leur présence dans le monde, à la politique extérieure de la France. Lire les premières lignes

  p. 31-38

L'auteur affirme que nous sommes aujourd'hui tributaires de la mer – et notamment de l'Atlantique – pour le transport des deux tiers de notre énergie primaire et de la plus grande partie des matières premières nécessaires à notre industrie.

  p. 39-45

Plus que jamais la puissance navale est l'un des éléments constitutifs de la puissance tout court. Or, deux faits essentiels, le fait nucléaire et l'appropriation des espaces océaniques, dominent aujourd'hui le monde moderne et remettent en question certains des fondements de la stratégie navale classique. L'auteur en tire les conséquences pour nos forces navales et montre la nécessité pour elles d'être capables de répondre aux défis que posent ces mutations. Lire les premières lignes

  p. 47-58

C'est dès aujourd'hui qu'il faut décider de la forme et de la structure à donner à notre flotte de l'an 2000. Cela dépend, bien entendu, de la vision politique du monde de cette époque et du rôle maritime que l'on y assigne à la France. Encore faut-il savoir entre quelles possibilités technologiques les choix du politique peuvent s'exercer, quelles sont celles à notre portée et quels en sont les coûts prévisibles, quelles en seront les répercussions sur les formes de combat et, surtout dans le cadre d'une politique de dissuasion, sur les opérations maritimes du temps de crise.

  p. 59-74

L'auteur, qui revient d'un voyage au Proche-Orient, fait une analyse des événements de 1978 qui ont prolongé le martyre du Liban. Il fait ressortir les facteurs principaux de cette tragédie : la présence palestinienne en vertu des accords du Caire, l'intervention syrienne, la collusion avec Israël de certaines milices chrétiennes au Sud-Liban où elles s'opposent à la reprise du contrôle territorial par l'armée libanaise. Il y a un risque de voir l'éclatement du Liban se prolonger et conduire à une partition définitive qui, de proche en proche, entraînerait la balkanisation de la région.

  p. 75-88

La diplomatie chinoise a marqué ces derniers mois un certain nombre de points contre sa rivale soviétique : signature en juillet d'un traité de paix avec le Japon comportant une clause anti-hégémonique dirigée contre Moscou, et en août la tournée balkanique de M. Hua Kuo Feng à Bucarest et à Belgrade, le principe même de cette visite constituant un défi à l'Union Soviétique sur son propre terrain ou à la limite de sa zone d'influence. D'où les questions : Quelle place l'Europe tient-elle dans la vision stratégique chinoise ? En fonction de quels critères les dirigeants chinois orientent-ils leurs relations avec les différents États européens de l'Est et de l'Ouest ? Dans quelle mesure la volonté de Pékin de moderniser l'armée de libération populaire peut-elle l'amener à intensifier sa coopération économico-militaire avec l'Europe de l'Ouest ? C'est à ces interrogations que répond l'auteur.

  p. 89-98

« Hiroshima. La force obsédante de cet événement est semblable à celle d'un mythe » disait André Malraux. Depuis bientôt trente-cinq ans, elle continue de peser sur le développement de l'énergie atomique. Aujourd'hui, la prolifération des armes nucléaires est devenue l'un des thème majeurs de la politique internationale comme de la contestation antinucléaire. L'auteur examine l'évolution du problème et s'interroge sur la position que peut avoir la France dans ce grand débat international.

  p. 99-116
  p. 117-124
  p. 125-133
  p. 135-151

Chroniques

L’observateur retiendra sans doute de l’été 1978 qu’il fut dominé par une offensive diplomatique du successeur de Mao Tsé-Toung. En se rendant à Belgrade et à Bucarest, puis à Téhéran, M. Hua Kuo-Feng a montré que la Chine entendait entretenir de bonnes relations d’une part avec ceux des États communistes qui rejettent les prétentions de Moscou à définir la doctrine et à imposer la politique, d’autre part avec un État qui, par sa situation géographique, joue un rôle important dans l’opposition à la stratégie soviétique. Lire les premières lignes

  p. 153-157

La signature du Traité d’amitié sino-japonais a sans doute été l’événement majeur de cet été car il prépare une redistribution des cartes. Dans l’ensemble les commentaires ont porté avant tout sur les aspects diplomatiques et commerciaux de cet accord. Cependant, comme toute initiative politique, il ne peut manquer d’avoir des répercussions militaires. Tout un secteur de l’horizon ne sera plus l’objet de la même vigilance qu’auparavant. Pour l’éditorialiste du Monde (15 août 1978) c’est une Asie différente qui est née de cette signature, et la puissance battue en brèche en la circonstance est l’Union soviétique. Lire les premières lignes

  p. 158-161

Infrastructure : un plan d’action Lire les premières lignes

  p. 165-167

Le Centre d’études et de recherches psychologiques air Lire les premières lignes

  p. 168-173

La Mission interministérielle de la mer Lire les premières lignes

  p. 174-183

Autour des réunions de l’OUA Lire les premières lignes

  p. 184-191

Est-il utile, dans une chronique comme celle-ci, de faire allusion à des bandes cinématographiques que l’on a pris l’habitude depuis de nombreuses années de qualifier de « navets » ? Sans doute non, c’est pourquoi nous signalerons simplement au passage qu’un film comme Les Bidasses au pensionnat, de Michel Vocoret, n’a même pas l’excuse de faire rire. Devant de pareilles performances, on ne peut que ressentir regret et nostalgie des bons vieux vaudevilles militaires d’avant-guerre… Lire les premières lignes

  p. 192-193

* Le 17 août 1978 le président Carter a opposé son veto au budget d’équipement de la défense parce qu’il comportait la construction d’un super-porte-avions atomique dont le coût avoisinerait 2 milliards de dollars et que pour les trouver les parlementaires avaient procédé à d’importantes coupes dans les programmes conventionnels. C’est le 5 août que le Congrès avait adopté ce budget d’un montant de 37 milliards de dollars. À noter cependant que le 5 août le chef de l’exécutif américain s’est engagé à maintenir les forces navales au premier rang : cela se passait lors de la mise en service du croiseur Mississipi. Lire la suite

  p. 194-195

Bibliographie

SIPRI : Outer Space. Battlefield of the future?   ; The MIT Press, Londres, 1978 ; 202 pages - Georges Vincent

À vrai dire ce n’est pas un point d’interrogation qui devrait ponctuer ce titre, car c’est dès maintenant que la bataille, celle du renseignement et de l’observation, se joue dans l’espace. Depuis vingt ans maintenant qu’ont retenti dans l’espace les « bip-bip » du premier Spoutnik, 1 484 satellites à usage militaire ont été lancés. On ne s’en était guère ému jusqu’à présent mais la récente retombée du satellite soviétique Cosmos 954, porteur d’un réacteur nucléaire, et les développements inquiétants que laisse entrevoir la navette spatiale américaine ont attiré le regard des hommes vers les deux et leur ont fait prendre conscience que l’épée de Damoclès n’était plus une allégorie de la mythologie grecque. Lire la suite

  p. 196-196

Textes rassemblés et présentés par Paul Balta et Claudine Rulleau : La stratégie de Boumediène  ; Éditions Sinbad, 1978 ; 368 pages - Georges Vincent

Qui est Houari Boumediène ? Bien peu de Français savent qu’en réalité sous ce pseudonyme il s’agit d’un fils de petits paysans de la région de Guelna, Mohamed Boukharrouba, l’animateur de la guérilla en Oranie, par la suite le chef des willayates V et VI, puis le « Carnot » de la guerre de libération et l’organisateur de l’armée des frontières avant de devenir en août 1962 le ministre de la Défense au gouvernement Ben Bella. Lire la suite

  p. 197-198

Ovid Demaris : L’internationale terroriste  ; Éditions Olivier Orban, 1977 ; 458 pages - Angelica Karolyi

Existe-t-il une « internationale terroriste » ou seulement un terrorisme étendu à l’échelle internationale ? C’est ce que nombre d’entre nous aimeraient bien savoir. La gravité et l’actualité du phénomène méritent qu’on l’étudié car seule une connaissance approfondie permettra de le combattre efficacement. Lire la suite

  p. 198-198

Philippe Goodhart : Cinquante bateaux pour sauver le monde  ; Éditions France-Empire, 1978 ; 393 pages - Y. B.

Le titre, dans son raccourci, évoque le message adressé par Winston Churchill au président Roosevelt le 15 mai 1940, demandant notamment, dans l’immédiat, le prêt de 40 ou 50 vieux destroyers, la cession de « plusieurs centaines d’avions du tout dernier modèle », des armes antichars avec leurs munitions, de l’acier. À la date du message, en effet, le front allié vient d’être rompu près de Sedan, les forces allemandes s’engouffrent dans la brèche ainsi créée, et la Grande-Bretagne, dont les forces d’escorte se révèlent très insuffisantes, voit déjà le nombre de ses avions en état de combattre sérieusement amputé. Lire la suite

  p. 198-199

Paul-Marie de La Gorce : L’Après-guerre. Naissance de la France moderne  ; Éditions Grasset, 1978 ; 528 pages - Georges Vincent

L’histoire de la IVe République a déjà trouvé de nombreux auteurs, tels Georgette Elgey, Jacques Fauvet, André Siegfried et bien d’autres, sans compter l’apport des mémorialistes tels le général de Gaulle pour ne citer que le plus éminent. En quoi donc l’ouvrage de Paul-Marie de La Gorce, historien et journaliste, se distingue-t-il de ses prédécesseurs ? Notons-en tout d’abord le titre qui s’applique à la période 1944-1952 et qui ne couvre donc pas la IVe République proprement dite, dont l’avènement officiel coïncide avec la promulgation de la Constitution adoptée par le référendum du 13 octobre 1946 et dont la fin est marquée par le « retour aux affaires » du général de Gaulle en 1958. Lire la suite

  p. 199-200

Pierre Gascar / Docteur Jean-Claude Lemaire :  Le Bal des Ardents, Charles VI /  Le Roi Empoisonné. La vérité sur la folie de Charles VI  ; Éditions Gallimard, 1977 ; 275 pages / Sociétés des productions littéraires, 1977 ; 270 pages - Patrice Romet

Deux livres sur Charles VI (1350-1422) viennent de paraître. Le premier est de Pierre Gascar, le romancier bien connu, le second du Docteur Jean-Claude Lemaire, un passionné d’histoire aujourd’hui disparu. Lire la suite

  p. 200-201

Antoine Proust : Les Anciens Combattants et la Société française, 1914-1939 – Vol. 1 : Histoire ; Vol. 2 : Sociologie ; Vol. 3 : Mentalités et idéologies  ; Presses de la Fondation nationale des Sciences politiques, 1977 ; 237, 261 et 269 pages - François Vieillescazes

À leur apogée, entre 1928 et 1934, les associations de mutilés et d’anciens combattants ont compté jusqu’à trois millions de cotisants. Près d’un combattant survivant sur deux a été affilié à l’une ou l’autre des multiples associations qui forment ce qu’on a appellé le « mouvement combattant ». Dans les trois volumes que comporte son magistral ouvrage, Antoine Prost a su établir un portrait exhaustif et en profondeur de ce vaste phénomène. Lire la suite

  p. 201-202

Emmanuel Le Roy Ladurie : Le territoire de l’historien  ; Éditions Gallimard, 1977 ; 542 pages - André Nolde

Cet ouvrage avait déjà paru chez Gallimard en 1973. Il a été, en 1977, reproduit (par procédé photomécanique) pour la collection « Tel », sans doute en raison du succès considérable et quelque peu inattendu remporté par l’auteur en 1975 auprès du grand public avec Montalon, village occitan de 1294 à 1324. Ce dernier livre avait révélé aux non-spécialistes, sur un exemple particulièrement bien choisi, les nouveaux domaines que l’école historique française s’efforce aujourd’hui d’explorer ainsi que les méthodes originales qu’elle applique dans ses recherches. Lire la suite

  p. 203-203

Pierre-Louis Mallen : Vivre le Québec libre  ; Éditions Plon, 1978 ; 378 pages - J.-D. J.

Vous avez bien lu : Vivre le Québec libre. Une lettre ajoutée au cri historique du général de Gaulle : parce que, ce cri ayant été lancé au bon moment, tout un peuple, qui en fut alors conforté dans son plus profond instinct, y puise encore aujourd’hui une aide efficace pour réaliser sa volonté d’être lui-même. La mort a empêché le général de Gaulle de terminer ses Mémoires d’espoir qui s’arrêtent en 1962. Il n’a donc pu exposer lui-même ce célèbre épisode du Québec (1967). Pour beaucoup de Français, il y a là en somme un « mystère de l’histoire » (d’où le sous-titre du livre : « Les secrets de de Gaulle »). Lire la suite

  p. 203-205

Rose Vincent : Mohini ou l’Inde des femmes  ; Éditions du Seuil, 1978 ; 192 pages

Dans un récent article de synthèse où il décrivait le développement de l’Inde moderne, l’un de nos auteurs (Daniel Delacroix : « L’Inde, un géant à la croisée des chemins », Revue Défense Nationale, février 1978) affirmait qu’elle était la nation sur laquelle règnent le plus d’idées fausses. Au touriste candidat au voyage en Inde, à tout lecteur qui désire non seulement être informé honnêtement de l’évolution récente de ce grand pays mais encore et surtout comprendre le peuple, comprendre le cœur de l’Inde et saisir sa palpitation à travers un demi-siècle d’histoire, nous recommanderons le livre de Rose Vincent. Lire la suite

  p. 205-206

Hsia Chih-Yen : Un hiver froid à Pékin  ; Éditions Atlas, 1978 ; 348 pages - André Nolde

Voici un livre sur la Chine actuelle qui, pour une fois, n’est ni un reportage, ni une étude politico-économico-sociologique, ni une thèse gauchiste, ni une hagiographie de Mao. Il s’agit d’un roman, d’une inspiration classique et traditionnelle, avec tout au plus une légère déviation historique, en ce sens que quelques personnages réels y coexistent à côté de personnages entièrement fictifs. L’auteur, dit-on, est un jeune scientifique, opposant au régime, récemment réfugié au Japon et qui débute dans les belles lettres. Le genre d’expression romanesque lui a paru, sans doute, plus apte que toute autre forme du discours, à décrire la réalité quotidienne de la vie des Chinois d’aujourd’hui. Lire la suite

  p. 206-206

Revue Défense Nationale - Octobre 1978 - n° 381

Revue Défense Nationale - Octobre 1978 - n° 381

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.