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Avril 1980 - n° 398

Discours du Premier ministre à la séance de clôture de la 60e session régionale de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) à Lyon le 29 février 1980. Lire la suite

  p. 9-13

Le but poursuivi par la revue est de donner à ses lecteurs des éléments d'information et de réflexion que l'on peut trouver dans un large éventail d'opinions. Pour étudier le problème de SALT III, l'auteur passe d'abord en revue les thèses qui s'opposent en France, puis observe la sécurité en Europe, la militarisation du monde et les équilibres stratégiques. S'il en conclut que la France ne doit pas participer à cette négociation, il n 'en reste pas moins un ferme partisan de l’Arms controlLire la suite

  p. 15-32

Les événements d'Iran ont ramené au premier plan de l'actualité les rapports entre pouvoir politique et religieux. Dans cet article, l'auteur étudie ces rapports et montre les différences dans ce domaine entre le christianisme et l'islam. Cet article, objet d'une conférence à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), a été également publié dans la Revue des Deux Mondes, la première partie en mars, la deuxième en avril 1980, que la RDN remercie d'avoir bien voulu accepter cette publication commune.

  p. 33-48

Cet article est, à peu de choses près, le texte d'une conférence prononcée par l'auteur au Collège de défense de l'Otan. La thèse exposée ici n'est pas à l'abri de controverses mais la démarche suivie par son auteur qui, est aussi membre de la commission pontificale « Justice et Paix », a voulu d'abord étudier les problèmes sous leur jour intellectuel avant de porter des jugements d'ordre moral. Ce cheminement n'est au fond que le « De quoi s'agit-il ? » de Foch. Il l'amène à penser que la sécurité ne peut être réduite à la protection des frontières et que la défense doit être à la mesure du danger, c'est-à-dire multiforme et totale. Mais l'auteur s'inquiète de ce qu'il appelle la dialectique vertigineuse de la fin et des moyens, qui est le problème de la dissuasion nucléaire. Il en conclut que celle-ci reste fragile et précaire et implique une part irréductible de risque et d'incertitude. La défense n'en reste pas moins à court terme nécessaire. C'est aux causes de la guerre qu'il faut s'attaquer.

  p. 49-66

« Les peuples muets du monde ont la parole ». C'est en ces termes que le 17 avril 1955 le président indonésien Soekarno ouvrait la conférence afro-asiatique de Bandoeng. Aujourd'hui, les « peuples muets » ne tiennent plus le même discours. À une aspiration de l'unité se sont substituées des discordances telles que l'on ne peut plus parler de Tiers-Monde. Le non-alignement, qui prend à Bandoeng la valeur d'un principe de politique internationale dans l'affrontement Est-Ouest concrétisé par la cristallisation du bloc communiste et par l'organisation de l'ensemble occidental, n'est plus qu'un alibi pour certains États. Lire la suite

  p. 67-82

À l'occasion de la récente visite du secrétaire d'État aux Affaires étrangères Olivier Stirn à Bagdad, fin janvier 1980, il a été avancé que le président Valéry Giscard d'Estaing se rendrait d'ici la fin de l'année en Irak. Ce séjour, qui sera le premier d'un chef d'État français sur les rives du Tigre, témoignera de la nature assez privilégiée des relations qui se sont établies, depuis plusieurs années déjà, entre la France et l'Irak. Attaché à la stricte application des principes socialistes contenus dans la doctrine du Baas, le président Saddam Hussein, depuis peu à la tête de l'État après avoir été le principal artisan de son édification, a conforté, à l'intérieur, son emprise sur un pays non exempt de contradictions. Lire la suite

  p. 83-98

Cet article traite d'un sujet qui est important par lui-même. En même temps, il applique à un cas concret des idées beaucoup plus générales que l'on retrouve dans maints domaines, maritimes et aériens par exemple. Il montre d'abord l'influence des progrès techniques, actuellement réalisés ou prévisibles, sur les doctrines d'emploi d'une arme. En même temps, on voit que tout engin suscite toujours sa contrepartie active, non pas le boulet contre la cuirasse, mais le contre-torpilleur s'opposant au torpilleur, le char ou le missile antichar au char, l'avion de chasse ou le missile sol-air au bombardier. Ici l'hélicoptère antichar se voit menacé par toute une panoplie, y compris par l'hélicoptère. Lire la suite

  p. 99-114

Toute activité humaine entraîne un certain degré de pollution et de nuisance. Les armées n’échappent pas à cette règle dans leur vie normale du temps de paix, mais elles en sont pleinement conscientes. D’une part elles cherchent à limiter strictement ce qui est de leur fait, d’autre part elles déploient d’importants efforts pour participer pleinement à la politique nationale de protection de l’environnement. L'auteur, administrateur civil au ministère de la Défense, responsable de ces problèmes auprès du directeur des Affaires juridiques, en porte ici le témoignage. Lire les premières lignes

  p. 115-123
  p. 125-130

Chroniques

Les relations internationales s’étaient dégradées depuis qu’en octobre, notamment dans un discours prononcé à Berlin-Est à l’occasion du trentième anniversaire de la RDA (République démocratique allemande). M. Brejnev s’était élevé contre le projet de l’Otan de recourir à des fusées Pershing II et à des cruise missile pour répondre à l’installation des SS-20 et pour compenser une partie de la supériorité acquise par le Pacte de Varsovie. Cette dégradation s’est aggravée avec l’intervention de l’Armée rouge en Afghanistan, au point que l’on a pu se demander si la détente et la coexistence pacifique n’allaient pas céder la place à la guerre froide. Les mots doivent être maniés avec beaucoup de prudence. Lire les premières lignes

  p. 131-134

Depuis quelques semaines les questions de sécurité donnent lieu à un foisonnement d’articles. L’affaire afghane a manifestement fait ressurgir dans le sentiment populaire la crainte d’une agression soviétique. Il y a eu aussi la réunion de travail à l’Élysée, le 7 février, sur les grandes options de notre politique militaire avec, en perspective, le débat qui doit être consacré à la défense à l’Assemblée nationale. Certains ont considéré cet examen de notre programme militaire comme une conséquence des événements d’Afghanistan : hypothèse qui ne peut se justifier car en ce domaine « on ne décide pas le nez sur l’événement », ainsi que le fait remarquer Le Matin de Paris (8 février). Lire les premières lignes

  p. 135-138

• Dans son numéro de février 1980, la revue américaine Armed Forces Journal publie un article de M. R. James Woolsey, ancien sous-secrétaire à la Marine, sur le service militaire aux États-Unis. Cet article montre que ce pays va se poser un problème majeur dans les années 1980 en ce qui concerne les effectifs militaires. Actuellement, les réserves disponibles de l’Armée de terre sont squelettiques, et aucune des armées n’atteint le niveau de recrutement qui lui a été fixé. Chose plus grave, la démographie est telle que la source sera diminuée d’un quart vers 1990. Il faudra alors attirer au métier militaire un sur trois des jeunes hommes en âge de servir. Lire les premières lignes

  p. 139-143

Menaces sur le flanc Sud Lire les premières lignes

  p. 144-148

On ne saurait trop souligner l’importance de l’accord signé le 5 février dernier, lors du 35e Sommet franco-allemand, par MM. Hans Apel et Yvon Bourges, ministres de la Défense des deux pays, en vue de la construction en commun du char de bataille destiné à succéder à partir de 1990 aux AMX 30 et Leopard actuellement en service. Prise au moment où l’affaire d’Afghanistan suscitait tant d’inquiétude, cette décision manifeste la volonté des deux pays de renforcer leur coopération en matière d’armement, une coopération qui a déjà produit des fruits appréciables avec les avions Alphajet, Transall, Airbus et avec les missiles Roland, Hot et MilanLire les premières lignes

  p. 149-151

Depuis le début du siècle, le savoir scientifique et les capacités technologiques ont effectué un bond prodigieux. Dans leur sillage, le monde s’est progressivement décloisonné et les idées ont trouvé les voies et les moyens de se propager avec une rapidité et une intensité accrues. Dans ce contexte, l’adaptation de la formation des officiers qui auront demain en charge une part de la sécurité de leurs concitoyens devenait une nécessité. C’est ce que vient de réaliser l’Enseignement militaire supérieur (EMS) de l’Armée de terre en aménageant le fond et la forme de ses enseignements du premier et du deuxième degré, en conformité avec les réalités de notre temps. Lire les premières lignes

  p. 152-157

L’Armée de l’air est la plus jeune des trois armées et elle est de ce fait demeurée tributaire de la Marine et de l’Armée de terre dans de nombreux domaines longtemps après sa création officielle. Elle n’a en effet trouvé sa pleine autonomie que le jour où elle a disposé en propre de la totalité de ses attributions, notamment dans le domaine de l’Administration. Lire les premières lignes

  p. 158-161

Le Super-Étendard destiné à remplacer les Étendard IV sur les porte-avions Foch et Clemenceau est entré en service au deuxième semestre 1978. La livraison s’achèvera à la fin de l’année 1982. À cette date, la Marine disposera de 71 appareils. Lire les premières lignes

  p. 162-163

Rhodésie-Namibie : problèmes liés Lire les premières lignes

  p. 164-172

* La France appartient à, une alliance. Tout en appartenant à une alliance, elle n’est pas alignée. Elle ne peut pas pour autant appartenir au mouvement des non-alignés. Lire la suite

  p. 173-174

Bibliographie

Michel Manel : Trompettes et sirènes de la dissuasion  ; Éditions Media, 1979 ; 264 pages - Georges Vincent

Décidément, la dissuasion n’est plus ce qu’elle était… et les jeunes officiers, en cette matière de doctrine quasi religieuse, versent de plus en plus dans l’hérésie. Celle du lieutenant-colonel Manel a pour origine un doute qui a déjà effleuré bien des consciences : quel est le chef d’État qui sera assez fou pour tirer en premier sur les cités de son adversaire, sachant pertinemment qu’il signe ainsi l’arrêt de mort de sa nation… ? Nos concitoyens auraient-ils la force d’âme des habitants de Sagonte qui préfèrent se jeter dans le feu plutôt que de se rendre à Hannibal… ? N’est-il pas plus probable qu’au moment où le chef de l’État s’apprêterait à appuyer sur la détente de la force nucléaire stratégique, une immense clameur s’élèverait pour le conjurer de n’en rien faire… ? Lire la suite

  p. 175-176

Pierre Touzin : Les véhicules blindés français 1900-1944  ; Éditions EPA, 1979 ; 254 pages - Olivier Sevaistre

Cet ouvrage, abondamment illustré de photographies le plus souvent inédites, retrace par le détail l’histoire du matériel automobile spécialisé, utilisé dans l’armée française sur le théâtre d’opération métropolitain et d’outre-mer, de 1900 à 1944. Il comprend les véhicules, improvisés, étudiés ou produits en série pour les différentes armes, ce qui permet en fait de suivre l’évolution des doctrines. Lire la suite

  p. 177-177

Pierre-Marie Niaussat : Le lagon et l’atoll de Clipperton  ; Éditions Académie des Sciences d’Outre-Mer, 1979 ; 189 pages

Depuis quelques années, l’atoll de Clipperton, minuscule îlot désert au milieu du Pacifique, a été le sujet de nombreux récits, et même de véritables romans où, à des faits historiques très précis, souvent tragiques, se mêlent parfois des épisodes plus ou moins imaginaires… La « geste » de Clipperton reste, finalement, riche en couleur et très séduisante… Il suffit d’évoquer, pour en prendre conscience, les passionnants ouvrages de Mme La Barraque-Reyssac ou d’André Rossfelder pour qu’aussitôt revient en mémoire le drame des nombreux réfugiés de l’îlot et de sa petite garnison mexicaine, à l’orée du siècle… Lire la suite

  p. 177-178

SIPRI : Nuclear Energy and Nuclear Weapon Proliferation  ; Taylor and Francis Ltd, 1979 ; 462 pages - Olivier Sevaistre

Ce livre contient les communications faites par des experts ayant participé, du 12 au 16 octobre 1978, à un symposium tenu à Stockholm sous l’égide du SIPRI, pour préparer la seconde conférence de révision du Traité de non-prolifération (TNP) qui doit se tenir au milieu 1980 à Genève. Au nombre de 21, ces communications ont été rédigées par des personnalités appartenant à 10 Nations : Américains, Hollandais, Allemands, Soviétiques, Suédois, Autrichien (Dr. Adolf Von Baeckmann, directeur à la division du développement et du soutien technique de l’AIEA), Français (MM Bertrand Barré et Jean H. Coates, du Commissariat à l’Énergie atomique), Italiens, Britanniques et Canadiens. Lire la suite

  p. 178-179

Jean Mabire : La bataille de l’Yser  ; Éditions Fayard, 1979 ; 354 pages - André Nolde

Jean Mabire s’est fait une spécialité du récit historique ou, plus exactement, d’une de ses variétés, celle qui se propose d’exalter des faits d’armes, individuels ou collectifs. Sur chaque sujet choisi, il compulse de nombreux ouvrages et quelques documents. Puis il laisse libre cours à son imagination dont les ressources sont considérables. Il décrit les situations comme s’il les avait vécues lui-même. Il se « met dans la peau » des personnages, des héros, comme des figurants. Lire la suite

  p. 180-180

René Pillorget : La tige et le rameau. Familles anglaises et françaises, XVIe-XVIIIe siècle  ; Éditions Calmann-Lévy, 1979 ; 324 pages - André Nolde

La vie privée étant la base de la res publica, notre connaissance du passé ne saurait faire abstraction de la vie des familles. Le propos de l’auteur est de décrire cet aspect de l’histoire de la France et de l’Angleterre au cours des temps modernes. Par « famille », il entend aussi bien noyau familial ou ménage que lignage ou maison. Lire la suite

  p. 180-181

Henri Michel : Le procès de Riom  ; Éditions Albin Michel, 1979 ; 408 pages - Bernard Guillerez

Mis à part les mémoires qui abondent sur cette époque, nous ne possédions sur ce sujet que les études de M. Ribel et Henri Noguères, toutes deux publiées en 1945. Cet ouvrage bénéficie du recul du temps mais sa particularité est de considérer le procès de Riom comme la pierre de touche du régime de Vichy : ne s’agissait-il pas de faire le procès de 20 années d’erreur et d’impéritie, de punir les responsables du désastre de 1940 ? N’était-ce pas là sous couvert d’une œuvre de salubrité publique le témoignage d’une fureur d’examen de conscience propre aux dirigeants de l’époque ? C’est dans cette perspective que l’auteur place délibérément son étude. Lire la suite

  p. 181-182

Emmanuel Todd : Le Fou et le Prolétaire  ; Éditions Robert Laffont, 1979 ; 332 pages - Jean-Bernard Pinatel

Emmanuel Todd est un spécialiste des idées-choc. Dans La chute finale, publiée en 1976, s’appuyant sur les développements inégaux entre les pays de l’Est et l’URSS, il soutenait la thèse d’une décomposition progressive de la sphère soviétique. Lire la suite

  p. 182-183

Revue Défense Nationale - Avril 1980 - n° 398

Revue Défense Nationale - Avril 1980 - n° 398

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.