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Juin 1980 - n° 400

On voit se développer de nos jours une violente polémique pour rétablir un enseignement de l'histoire, négligé ou oublié. Est-on sur que la géographie soit mieux traitée ? La géostratégie et la géopolitique ont été compromises dans beaucoup d'esprits par les excès de leurs protagonistes anglo-saxons et allemands, et surtout par l'emploi qu’en a fait le nazisme. Pourtant elles ont leur part de vérité quand elles restent dans une sage modération, suivant les enseignements de l'école géographique française dont Vidal de Lablache a été le protagoniste et l'amiral Castex le meilleur utilisateur. La situation stratégique mondiale de notre époque ne peut s'expliquer qu'en prenant en considération un certain nombre de données géographiques. C'est le travail auquel s'est livré l'auteur.

  p. 11-23

Les problèmes posés par les industries d'armement sont actuellement fort délicats, comme nombre d'événements récents l'ont montré, et en particulier le colloque tenu à Bruxelles du 15 au 17 octobre 1979 par l'Assemblée de l'Union Européenne (UEO). L'auteur, qui est conseiller armement de la délégation de la France au Conseil de l'Atlantique Nord et délégué permanent de la France au Comité Permanent des Armements de l'UEO, y a fait une communication très remarquée sur « l'État prospectif des coopérations bilatérales et multilatérales dans le cadre européen ». Il fait ici état de son opinion dans ce domaine difficile.

  p. 25-41

Dans une conférence faite à l'Institut des hautes études de défense nationale et publiée dans notre numéro de janvier 1980, M. Yvon Bourges, ministre de la Défense, a exposé quelle pouvait être la contribution de son ministère à la recherche et aux progrès scientifiques et industriels. Il était intéressant de présenter à nos lecteurs le point de vue d'un industriel, même si celui-ci est très lié à tout ce qui est armement, par son passé professionnel et par l'activité de sa société. C'est l'occasion que nous a offerte l'auteur, administrateur directeur général de la Société anonyme d’études et réalisations nucléaires SODERN, en exploitant l'exposé qu'il a fait le 9 février dernier à l'IHEDN.

  p. 43-56

Une constatation ne peut être discutée : l'intensité des mutations technologiques qui, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, marquent l'évolution des moyens militaires. L'exemple le plus connu du grand public est, à cet égard, celui des armes nucléaires. Cette évolution donne une dimension nouvelle à la notion de défense et détermine un développement des matériels dont les conséquences sont multiples. Autrefois domaine exclusif des militaires qui se préparaient à la guerre, « prolongement de la politique par d'autres moyens », comme l'écrit Clausewitz, la défense devient de plus en plus multiforme. Plus ou moins directement, elle sollicite la presque totalité des forces économiques et industrielles d'une nation, en même temps qu'elle les engage avec l'impératif de faire face à de nouvelles formes de vulnérabilités et à de nouvelles menaces. Lire la suite

  p. 57-70

La République populaire de Mongolie (RPM) est l'ancienne Mongolie extérieure de l'empire chinois. Ce pays a toujours été une pomme de discorde entre Chine et Union soviétique dont il constitue un glacis protecteur, qui peut également menacer la route du Sing-Kiang ou la Mandchourie. Ne faisant pas partie de l'Union soviétique, la Mongolie n'en est pas moins une base militaire avancée face à la Chine, et Pékin en réclame l'évacuation comme une des conditions d'une éventuelle normalisation des rapports sino-soviétiques. L'auteur a été ambassadeur de France à Oulan Bator de 1975 à 1978 : il nous livre d'intéressantes observations sur ce pays inconnu et sur la présence de l'URSS qui s'y manifeste.

  p. 71-86

De manière très générale, les problèmes de l'évolution des partis communistes ne sont pas simples. Ils le sont encore moins dans le Sud-Est Asiatique où se livre une bataille d'influences entre Soviétiques, Chinois, Vietnamiens et autres, pour contrôler les mouvements qui existent chez leurs voisins. C'est l'histoire que nous raconte l'auteur, qui est sur place en Thaïlande depuis de nombreuses années et qui connaît bien ce pays attachant.

  p. 87-95
  p. 97-102
  p. 103-108
  p. 109-118
  p. 119-132

Chroniques

Les crises africaines (guerre du Tchad, coup d’État du Liberia), la lutte entre l’Armée rouge et les mouvements de résistance afghans, les difficultés de la mise en œuvre des Accords de Camp David, l’évolution politique de la Chine, etc. ont été éclipsées par l’avortement de la tentative des États-Unis de libérer les otages de Téhéran. Cette opération a suscité de nombreux commentaires, qui ont convergé sur deux points : d’une part les défaillances techniques qui peuvent être évoquées pour expliquer l’échec passent au second plan, et pour l’essentiel c’est la crédibilité politique du président Carter qui est affectée : d’autre part, ces défaillances techniques ont altéré l’image de l’armée américaine, qui semble mieux adaptée à des opérations de grande envergure qu’à des raids comme celui qui avait été préparé. Lire les premières lignes

  p. 133-137

Au cours des derniers mois les déplacements des grands bâtiments soviétiques ont attiré l’attention de l’opinion publique. À l’occasion de la mise en service du porte-aéronefs Minsk qui a rejoint la flotte du Pacifique, des transits de son jumeau le Kiev entre mer Noire et mer Blanche, de l’arrivée à Socotra du premier LSD (Transport d’engins de débarquement) construit par l’URSS, le monde a pris conscience de l’ampleur de la présence maritime soviétique sur tous les océans. Or cette présence et ce déploiement outre-mer remontent à de nombreuses années et augmentent progressivement. Lire les premières lignes

  p. 138-139

La tentative avortée du président Carter pour sauver les otages américains n’a pas eu pour seule conséquence la démission du secrétaire d’État Cyrus Vance : elle a un peu plus défait la cohésion du monde libre, déjà divisé sur l’attitude à adopter après l’intervention soviétique en Afghanistan. La presse s’est abondamment fait le reflet de cette crise au sein de l’Alliance Atlantique dont le fonctionnement ne paraît plus aussi assuré qu’auparavant. À tel point qu’on en vient à se rappeler le fameux projet de constitution d’Henri Rochefort : « Art. 1 : Il n’y a plus rien ; art. 2 : Personne n’est chargé de faire appliquer le présent article ». Lire les premières lignes

  p. 140-143

• Plusieurs articles, ce mois-ci, retiennent l’attention dans le domaine de la prolifération des armements nucléaires. Le premier se trouve dans le numéro de printemps de la revue Commentaire sous la signature de M. François Bujon de l’Estang, diplomate détaché au CEA (Commissariat à l’énergie atomique) où il exerce les fonctions de directeur des relations internationales. Cet article, dont le titre est : « La non-prolifération des armes nucléaires », étudie le problème que pose la dissémination des connaissances et des moyens nécessaires à la fabrication d’une arme atomique, dissémination qui a pour origine les usages pacifiques de l’énergie nucléaire. Lire les premières lignes

  p. 144-148

Avec le premier départ en patrouille, le 3 mai dernier, du 5e sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), Le Tonnant, la capacité de frappe stratégique de notre pays s’accroît de 16 mégatonnes (soit environ 1 000 fois la puissance de l’explosion qui détruisit Hiroshima en 1945) et il va pouvoir disposer la plupart du temps de 3 sous-marins en opération. À elle seule, cette constatation suffirait à prouver que l’effort nucléaire militaire de la France ne s’est pas relâché depuis 20 ans. Lire les premières lignes

  p. 149-154

L’artillerie sol-air Lire les premières lignes

  p. 155-159

Par l’ampleur de ses installations et de ses équipements comme par ses effectifs, l’École technique de l’Armée de l’air (ETAA) constitue la plus importante unité du Commandement des écoles de l’Armée de l’air (CEAA), auquel incombe la formation de tous les personnels engagés ou de carrière de cette armée. Lire les premières lignes

  p. 160-163

France : le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Lire les premières lignes

  p. 164-168

Le Liberia s’africanise Lire les premières lignes

  p. 169-176

* Pour maintenir la dissuasion dissuasive selon le vœu du Chef de l’État, il faut dès à présent dépasser le programme fixé et préparer la troisième génération de SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engin). Malgré les progrès susceptibles d’intervenir dans la détection, le sous-marin demeurera longtemps le moyen privilégié de riposte à une agression, même si une élémentaire prudence doit nous amener à maintenir plusieurs composantes pour nos forces nucléaires et à rechercher de nouveaux systèmes. Lire la suite

  p. 177-178

Bibliographie

Louis Madelin : Talleyrand   ; Librairie Jules Tallandier, 1979 ; 529 pages - Emmanuel Hublot

L’intéressante collection « Figures de proue » présente un Talleyrand écrit par Louis Madelin il y a plus de 20 ans. Le célèbre historien a voulu « camper » ce personnage hors-série qu’il avait si souvent rencontré tout au long de ses études sur la Révolution, l’Empire, la Restauration et la Monarchie de juillet. Il a cherché à le comprendre et à le faire connaître en recourant, sans nouvelles recherches, à son fichier personnel, aux Mémoires de l’époque et aux travaux de ses prédécesseurs ou contemporains, notamment Albert Sorel, Lacour Gayet, Emile Dard, Guglielmo Ferrero et Jean Thiry. Lire la suite

  p. 179-181

Lieutenant Henri-Pierre Perrin : L’aventure marocaine. Récit vécu  ; Éditions Candeau, 1979 ; 353 pages - Armand Boussarie

Une aventure originale, vécue par un non-conformiste et brillamment racontée par lui, c’est, pour un roman, une garantie de succès. L’Aventure marocaine du lieutenant Perrin ne faillit pas à la règle. Elle a de plus la supériorité d’être une histoire vraie, dans sa trame, dans son cadre géographique et humain, dans la conjoncture politique et militaire où elle se situe. Lire la suite

  p. 181-181

S.M Bao Dai : Le Dragon d’Annan  ; Éditions Plon, 1979 ; 380 pages - Armand Boussarie

Étrange destin que celui du Prince Ving Thuy, fils d’empereur, empereur lui-même à 12 ans – mais empereur « protégé » abdiquant 20 ans plus tard en faveur d’un gouvernement révolutionnaire avec lequel il compose, exilé volontaire, empereur à nouveau, mais toujours protégé, écarté enfin du pouvoir après 6 ans de règne et finissant ses jours sans grandeur mais non sans dignité au sein de l’ancienne puissance protectrice. Lire la suite

  p. 181-182

Revue Défense Nationale - Juin 1980 - n° 400

Revue Défense Nationale - Juin 1980 - n° 400

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.