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Décembre 1980 - n° 405

L'auteur, commissaire principal de la Marine en retraite, est directeur scientifique à la Société internationale d'études, de recherches et d'organisation (SINORG) et directeur du projet SIRLOG. Il exprime donc un point de vue extérieur au ministère de la Défense. Il n'en est que plus intéressant en raison du travail effectué par lui au sein de sa société, en particulier pour conseiller le Tiers-Monde dans ces domaines difficiles, et la manière dont il a suivi avec le plus grand soin et une très grande compétence ces importantes questions.

  p. 13-28

Cet article fait suite à celui du même auteur que nous avons publié dans notre numéro de mai 1980 (« Autres propos sur la dissuasion nucléaire »). Quand on pose le problème de l'avenir, c'est dire qu'il n'existe aucune situation définitivement acquise. Chaque génération doit reposer les problèmes et adapter les solutions aux conditions du temps présent. Bien des choses évoluent, dans le domaine de la technique, des équilibres politiques, celui des idées et des doctrines.

  p. 29-44

« Il n'y a point d'entreprise plus difficile à conduire, plus incertaine quant au succès, et plus dangereuse que celle d'introduire de nouvelles institutions. Celui qui s'y engage a pour ennemis tous ceux qui profitaient des institutions anciennes, et il ne se trouve que de tièdes défenseurs dans ceux pour qui les nouvelles seraient utiles. » (Machiavel). Lire la suite

  p. 45-52

Dans un article du numéro d'octobre, M. Yvon Bourges, ministre de la Défense, avait, suivant ses propres termes, apporté « l'explication et la justification du service militaire tel qu'il est actuellement institué ». Dans cet article, à plusieurs reprises, il avait cité pour les critiquer, les idées soutenues par M. Lancien, vice-président de la commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée Nationale et rapporteur sur le service militaire. M. Lancien nous a demandé de publier l'argumentation sur laquelle il appuie sa thèse, et c'est bien volontiers que nous lui avons répondu favorablement. Il nous parait en effet important que, sans tomber dans la polémique, nous donnions à nos lecteurs un dossier contenant les divers points de vue qui se font jour, en France, sur l'avenir du service national, lorsque ces points de vue sont appuyés sur des raisonnements objectifs.

  p. 53-63

Pour mieux éclairer le débat, nous comptions également publier une étude historique du service militaire que devait nous faire tenir M. Alexandre Sanguinetti. Malheureusement, la disparition brutale de ce grand ami de notre Comité d’études de défense nationale (CEDN) nous a privé de cette contribution qui aurait été certainement très brillante. Le général Hublot a bien voulu, au pied levé, nous faire part de ses recherches dans ce domaine et nous l'en remercions vivement.

  p. 65-80

« Il faut mettre ensemble la justice et la force. Et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou ce qui est fort soit juste. » (Pascal). Cette citation du célèbre passage des Pensées donne bien le fondement de la réflexion des auteurs de cet article. Leur idée maîtresse est que l'expansion soviétique dans le monde n'est pas un phénomène inévitable mais provient des faiblesses de l'Occident. Pour s'y opposer, ils proposent une nouvelle politique étrangère reposant sur l'éthique fondamentale du monde occidental. Tout en étant d'accord sur cette dernière, on peut cependant différer sur les méthodes et les moyens à employer. Sans vouloir revenir sur la dialectique de Max Weber entre éthique de conviction et éthique de responsabilité, il faut à la fois être cohérent avec soi-même et mesurer les conséquences de ses actes. Les auteurs prennent comme point de départ de leur raisonnement les événements d'Afghanistan, tout en étant conscients du fait qu'un appui matériel à la résistance afghane, si impérieux soit-il, est assez délicat à mettre en oeuvre étant donné la position géographique de ce pays et la situation politique et militaire de ses voisins, Iran et Pakistan. Lire la suite

  p. 81-93

La question de l’Afghanistan est à l’ordre du jour et il a paru intéressant au groupe de procéder à une étude de la question. La thèse esquissée s’écarte quelque peu de ce qui a été avancé jusqu’à présent en Occident. La veille de Noël 1979 les troupes de l’armée soviétique pénétraient en Afghanistan à la suite d’une action aéroterrestre rapide, puissante et décidée. Malgré les raisons invoquées, ou plutôt à cause de leur inconsistance, le monde presque unanime se demandait, à la suite des États-Unis, si la politique de détente était délibérément abandonnée par les dirigeants du Kremlin ou bien s’il s’agissait d’un accident de parcours ne remettant pas fondamentalement en cause le cours de la coexistence pacifique, du moins dans l’esprit des autorités soviétiques. Lire les premières lignes

  p. 93-111
  p. 113-125

Une des manières d'aborder les problèmes de désarmement est d'étudier les dépenses militaires de chaque nation pour juger de leur importance et les comparer entre elles pour ensuite évaluer leur impact sur l'économie de chacune de ces nations et sur l'économie mondiale. Cette étude peut alors permettre de reporter tout ou partie de ces dépenses sur d'autres problèmes. L'auteur nous montre les difficultés auxquelles cette voie se heurte en pratique. Il en vient à se poser une question, qui est fondamentale dans tous les problèmes de cette nature : le désarmement, au lieu d'être une cause de réduction des tensions internationales, n'en est-il qu'une conséquence ? Lire les premières lignes

  p. 127-141

Chroniques

Deux questions avaient, en septembre, dominé la 35e assemblée générale du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. L’une était liée aux conséquences de l’inflation, qui sape aussi la base financière des institutions internationales ; l’autre, relative à la lutte plus ou moins ouverte que se livrent les pays économiquement développés et les nations dites du Tiers-Monde, dont certaines possèdent les richesses pétrolières. Les premiers veulent garder le contrôle qu’ils exercent sur le FMI et la Banque. Lire les premières lignes

  p. 143-146

L’arsenal de Menzel-Bourguiba (ou la présence de la marine soviétique à Bizerte) Lire les premières lignes

  p. 147-148

• L’élection présidentielle américaine : voilà ce qui a principalement retenu l’attention des commentateurs au cours de cet automne. Avant même que soit connu l’échec de M. Carter, le bilan de son mandat, dressé systématiquement, apparaissait négatif, plaçant les États-Unis face à des choix nécessaires. Déclin ou repli ? La question est posée. Lire les premières lignes

  p. 149-152

• Bien qu’il ne s’agisse pas, à proprement parler, d’une revue, il convient de signaler la plaquette que le Service d’information et de relations publiques des armées (Sirpa) vient de sortir sous le titre : 1980 : capacité opérationnelle des armées françaises. Cette plaquette vise à informer sur l’effort accompli pendant les 5 dernières années pour aboutir à une « capacité opérationnelle renouvelée » malgré des contraintes d’ordre économique, culturel et psychologique. Lire les premières lignes

  p. 153-156

À l’Assemblée nationale le 23 octobre : un bon budget pour 1981, mais la Défense pourra-t-elle rester crédible avec moins de 4 % du PIBM ? Lire les premières lignes

  p. 157-165

Le recrutement des officiers Lire les premières lignes

  p. 166-169

Le ministre de la Défense a pris la décision, durant l’été 1980, d’acheter à la société brésilienne Embraer des avions d’entraînement bimoteurs Xingu : ceci non sans avoir fait mener une étude comparative approfondie de plusieurs avions susceptibles de satisfaire aux besoins des forces. La commande portera sur 41 appareils dont 25 pour l’Armée de l’air et 16 pour l’aéronautique navale. Lire les premières lignes

  p. 170-174

La 7e exposition de matériels pour les forces navales Lire les premières lignes

  p. 175-177

Nigeria : Dix ans après la guerre du Biafra (État sécessionniste du Sud-Ouest du Nigeria) qui dure de 1967 à 1970, la situation reste complexe dans ce grand pays pétrolier. Vingt ans après l'indépendance des pays africains francophones, le bilan est terne : économie pas à la hauteur, unité fragilisée… Lire les premières lignes

  p. 178-185

* « L’Amérique ne doit pas chercher à être aimée mais respectée. Nous devons bâtir la paix à travers la puissance, il n’y a pas d’autre voie. » Lire la suite

  p. 186-187

Bibliographie

François Seydous de Clausonne : Le métier de diplomate  ; Éditions France Empire, 1980 ; 233 pages - Marcel Duval

Notre ami respecté, François Seydoux de Clausonne, ambassadeur de France, vice-président du Comité d’études de défense nationale, vient de faire paraître un nouveau livre qui réunit les réflexions que lui inspire son expérience sur « le métier de diplomate ». Pour François Seydoux, il s’est agi en fait d’une vocation, au sens propre du terme, acquise à l’exemple de ses deux ascendants directs qui, avant lui, ont été des diplomates très distingués. Lire la suite

  p. 188-189

Philippe Rondot : La Jordanie  ; Puf, 1980 ; 128 pages - Olivier Sevaistre

Philippe Rondot, comme son père Pierre Rondot, est un spécialiste des pays de l’Islam. Ce petit livre sur la Jordanie fait suite à d’autres, par le même auteur, sur la Syrie et l’Irak. Il étudie ce pays si particulier, dont l’histoire officielle ne commence qu’en 1947-1948, succédant à la Transjordanie, elle-même morceau arraché en 1918 à ce qui fut l’empire ottoman. C’est aussi une région très ancienne, constituant un État maintenant rejeté à l’Est du Jourdain depuis la guerre de 1967, mais gardant une fenêtre sur la mer Rouge par le golfe d’Akaba. Lire la suite

  p. 189-189

Ferdinand Otto Miksche : Bis 2000  ; Seewald Verlag, 1979 ; 260 pages

Ce livre pourrait avoir comme titre : Mise en garde de l’Occident. Dans une première partie, Ferdinand Otto Miksche brosse un vaste tableau des 4 mondes, le quatrième monde étant constitué par les riches pays producteurs de pétrole. Dans une deuxième partie, il décrit les « foyers de crise de la politique mondiale ». Dans une troisième partie, il relate le déroulement d’une crise fictive. Lire la suite

  p. 190-191

Machiavel / Machiavel / J.C Fuller / Edward Mead Earle : L’art de la guerre Discours sur la première décade de Tite-Live / Les batailles décisives du monde occidental – Tome I : De l’Antiquité à la chute de Constantinople Les maîtres de la stratégie – Tome I : De Machiavel à la fin du XIXe  ; Berger-Levrault, 1521 ; 220 pages / Bibliothèques Berger-Levrault, 1531 ; 350 pages / Bibliothèques Berger-Levrault, 1980 ; 280 pages / Bibliothèque Berger-Levrault, 1980 ; 344 pages - Emmanuel Hublot

La collection « Stratégie » dirigée par Gérard Chaliand, chez Berger-Levrault, vient de faire paraître L’art de la Guerre et le Discours sur la première décade de Tite-Live de Machiavel, un premier tome, que suivra prochainement un second, des Batailles décisives du monde occidental de Fuller, la première partie des Maîtres de la stratégie d’Edward Mead Earle, que complétera plus tard la seconde partie ; cette même collection annonce la parution de la Maîtrise des mers de Mahan et d’un Panorama stratégique. Ainsi se constitue, selon le vœu de la fondation pour les études de Défense nationale, une documentation remarquable et extrêmement bien présentée, sur l’histoire de la pensée stratégique. Nul doute qu’elle soit très précieuse pour les chercheurs et les spécialistes. Lire la suite

  p. 191-193

Abdelkader Sid Ahmaed : L’Opep : passé, présent et perspectives  ; Économica, 1980 ; 548 pages - Eugène Berg

La littérature sur les questions pétrolières est déjà immense. Elle est souvent spécialisée ; elle est aussi la plupart du temps écrite en langue anglaise. On ne compte plus les rapports nationaux, internationaux ou les études, recherches ou ouvrages sur tel ou tel aspect de ce phénomène majeur. Lire la suite

  p. 193-195

Société pour le développement des études de défense et de la sécurité internationale : Arès 1978-1979 : Défense et sécurité  ; Économica, 1979 ; 366 pages - Eugène Berg

L’on connaît depuis de nombreuses années le succès mérité de l’Institut des études stratégiques de Londres (IISS) et du SIPRI de Stockholm qui s’appuient sur des moyens humains et matériels importants. On doit saluer l’heureuse initiative, prise par un groupe restreint d’universitaires, de publier une série d’études portant sur les divers aspects de la défense et de la sécurité. Chaque volume, le premier ayant été publié en 1978, comporte désormais un plan classique. Lire la suite

  p. 195-195

Revue Défense Nationale - Décembre 1980 - n° 405

Revue Défense Nationale - Décembre 1980 - n° 405

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.